Théâtre : Cinq hommes

28 avril 2008

Au Théâtre de la Tempête, une pièce de Daniel Keene, mise en scène par Robert Bouvier, jusqu’au 25 mai 2008.

Comme tant d’autres clandestins, ces cinq-là ont quitté leur pays en quête de chantiers où l’on accepte ceux qui n’ont pas de permis de travail ; ils logeront à cinq dans le même baraquement, et tant pis si leurs origines ou leurs religions peuvent les opposer. Pour le patron, ils sont tous pareils, prêts à tout pour travailler. Travailler pour nourrir sa famille, pour oublier la mort d’un enfant, la guerre, la prison, ou celle à qui on n’a pas osé dire «je t’aime»… Le chantier, les fait vivre, le théâtre leur donne la parole et celle-ci n’a rien d’un bavardage trivial, elle leur est fidèle dans leur plus intime vérité avec une singulière dignité. Lyrique, surprenante ou cocasse, elle dit une humanité désemparée qui essaie de comprendre à quoi ça rime, cette vie. On évoque les Rolling Stones et Mozart, on jure contre le camion en panne, on se souvient d’un poème ou d’un psaume. On rêve de changer l’Histoire ou au moins sa propre histoire, on apprend à se connaître un peu mieux les uns les autres et à se découvrir soi-même.


Rapport 2007 de la CNCDH enfin en ligne !

27 avril 2008

Ils auront mis du temps… mais le rapport annuel de la CNCDH est enfin en ligne. De leur site :

La lutte contre le racisme et la xénophobie – 2007

La Commission nationale consultative des droits de l’homme dresse pour l’année 2007 un tableau des manifestations de racisme, antisémitisme et xénophobie. La diminution des actes racistes et antisémites constatée en 2005 et 2006 semble se poursuivre, ces derniers sont en outre de plus en plus et de mieux en mieux pris en compte par les autorités judiciaires. Les violences et menaces à caractère raciste et xénophobe sont pour l’année 2007 en baisse de 9 %, les personnes d’origine maghrébine étant les plus touchées à la fois par les actes racistes (68 % de la violence raciste est dirigée contre la communauté maghrébine) et les menaces racistes (60 % du volume global). Le rapport constate que la lutte contre l’antisémitisme porte ses fruits : 386 faits ont été recensés en 2007 contre 571 en 2006 (- 32,5 %), après une nette augmentation entre 2005 et 2006. Un sondage fait apparaître un recul de l’intolérance au sein de la société française, mais la CNCDH estime que, malgré les efforts déployés, il reste beaucoup de chemin à parcourir et que la volonté politique doit s’affirmer sans faille et s’accompagner de mesures concrètes effectives. Elle présente les actions initiées par les syndicats et les organisations non gouvernementales (ONG) membres de la CNCDH, ainsi que des études portant notamment sur la définition des concepts et la surveillance de la diffusion de la propagande raciste sur l’internet francophone.


Gare de Bobigny

27 avril 2008

Dans Le Parisien de ce jour:

Commémoration
Cérémonies en mémoire des déportés

HIER, à Bobigny, à l’occasion de la Journée de la déportation, anciens déportés, anciens combattants, élus et anonymes ont commémoré la libération des camps de concentration. De l’été 1943 à l’été 1944, 22 407 Juifs, internés dans le camp de Drancy (Seine-Saint-Denis), furent déportés depuis l’ancienne gare de Bobigny. En treize mois, 21 convois quittèrent Bobigny pour Auschwitz. La cérémonie, orchestrée par la compagnie de théâtre la Pierre Noire (en résidence à Bobigny), a eu lieu devant la gare, tristement surnommée la gare de la déportation. « Plus de 75 000 Juifs, dont 11 000 enfants, ont été déportés dans les camps de concentration. Seulement 2 500 adultes en sont revenus, aucun enfant », a rappelé hier l’Association fonds mémoire d’Auschwitz (Afma).

Inscrit depuis 2005 à l’Inventaire des monuments historiques, le site de la gare – unique en France – fait aujourd’hui l’objet d’un projet de rénovation et de mise en valeur. La ville et les associations de déportés et d’anciens combattants entendent faire de ce site de 3,5 ha, actuellement en friche, un lieu de mémoire mais aussi de vigilance.

Aujourd’hui, des cérémonies sont organisées dans de nombreuses villes à l’occasion de la Journée de la déportation. A Paris, les associations de déportés, d’anciens combattants, le maire de Paris et le préfet de police se rassembleront tout d’abord à 15 h 30 au Mémorial de la Shoah (17, rue Geoffroy-l’Asnier, IV e , M o Saint-Paul) pour un dépôt de gerbe.

Ils se recueilleront ensuite devant le mur où sont inscrits les 76 000 noms de Juifs déportés pendant la Seconde Guerre mondiale. Puis ils entameront une marche silencieuse à 16 heures en direction de l’île de la Cité et du Mémorial des martyrs de la déportation (square de l’Ile-de-France, IV e , M o Cité). A 18 heures, tous assisteront enfin à une cérémonie du ravivage de la flamme du soldat inconnu sous l’Arc de Triomphe.
N.P. et V.L.
Le Parisien , dimanche 27 avril 2008


They did the right thing

24 avril 2008

La cargaison d’armes qui dérange l’Afrique
France Info – Hier, 16:00

Le “An Yue Jiang” arrivera-t-il à décharger sa cargaison ? Ce cargo chinois, transportant 77 tonnes d’armes envoyées par Pékin au ministère de la défense zimbabwéen, encombre les eaux territoriales africaines. Après avoir été refoulé du port de Durban, en Afrique du Sud, c’est Luanda, en Angola, qui refuse l’accostage du navire.

A Durban, les dockers ont refusé ce week-end de décharger la “cargaison de mort” du cargo. A bord se trouvent en effet trois millions de cartouches pour des AK-47, 1.500 lanceurs de grenades RPG et plus de 3.000 obus de mortiers. Le syndicat de dockers SATAWU a justifié sa décision par le risque de voir le gouvernement d’Harare utiliser ces armes contre son opposition, qui réclame en vain la publication des résultats des élections. En filigrane, les dockers critiquent surtout l’attitude conciliante du président sud-africain Thabo Mbeki envers son homologue zimbabwéen Robert Mugabe, dans la crise qui secoue le pays voisin depuis les élections du 29 mars. A la pression des dockers s’ajoute une décision judiciaire interdisant le transport des armes par voie terrestre.

Exit donc l’Afrique-du-Sud, le “An Yue Jiang” tente sa chance en Angola. Mais hier, les autorités de Luanda annoncent que le navire n’a ni demandé ni reçu l’autorisation d’accoster dans un port angolais. Ce refus intervient alors que les Etats-Unis multiplient les pressions sur les pays de la région pour qu’ils refusent le déchargement. Washington a été très clair avec le Mozambique, la Namibie et l’Angola : autoriser le passage des armes compromettrait leurs relations avec les Etats-Unis.

A Harare, la capitale zimbabwéenne, le porte-parole du parti au pouvoir a défendu, le “droit souverain” du pays d’”acheter des armes de toute provenance légale” pour “se défendre”. “Nous n’avons besoin de l’autorisation de personne”, a-t-il insisté. A Pékin, le ministère chinois des Affaires étrangères souligne “que la Chine a toujours eu une attitude prudente et responsable pour ce qui est des ventes d’armes, et que l’un des ses principes de base est de ne pas s’ingérer dans les affaires intérieures des autres pays”.


Le dernier numéro du journal de Mémoire 2000 est en ligne !

24 avril 2008

Le numéro 56 d’avril 2008 est en ligne. Vous trouverez ce numéro ainsi que tous les anciens numéros depuis juillet 2004 en format PDF. Consulter la liste de numéros dans la colonne de droite de cette page.


Plus de pub pour l’expo trouble sur la joyeuse Occupation

19 avril 2008

POLÉMIQUE.
Vous ne verrez plus cette affiche
Camille Neveux

samedi 19 avril 2008 | Le Parisien

La mairie de Paris vient d’annoncer la suppression de la campagne d’affichage présentant une exposition de 270 clichés réalisés sous l’occupation allemande.

LA PHOTOGRAPHIE représente une poignée de Parisiennes souriantes et apprêtées, vêtues de robes cintrées et chaussées de hauts talons, en goguette dans les rues de Paris, au milieu des officiers de la Wehrmacht. Réalisée sous l’occupation allemande par le photographe français André Zucca – accrédité par le magazine de propagande nazie « Signal » – cette affiche illustrant l’exposition « les Parisiens sous l’Occupation », va progressivement disparaître des rues de la capitale.

En pleine polémique sur la mise en scène de l’exposition, l’Hôtel de Ville a décidé, hier, de supprimer la campagne d’affichage annonçant les 270 photographies en couleur de Zucca, exposées jusqu’au 1 e r juillet à la Bibliothèque historique de la Ville de Paris (BHVP), à deux pas de la rue des Rosiers.

Une manière de couper court aux critiques, incriminant plus l’absence de commentaires historiques autour des photos que la mise au jour de ces documents, jamais dévoilés au public…

« Derrière ces clichés si brillants, l’ignominie était en marche »

« Le titre est mauvais, car l’exposition ne présente qu’une facette de Paris sous l’Occupation, reconnaît Christophe Girard, adjoint de Bertrand Delanoë chargé de la Culture et élu PS du IV e , qui souhaite également que « l’exposition s’arrête plus tôt que prévu ». Beaucoup d’habitants du Marais, choqués par cette vision joyeuse de la guerre, sont venus me manifester leur désapprobation. » Dans les allées de la bibliothèque, où les photos sont répertoriées par quartier – Bastille, Ménilmontant, les Grands Boulevards… – les commentaires vont effectivement bon train. « Ah, enfin une preuve de l’Occupation ! » grince ainsi Yves, 69 ans, en observant les deux seules photos où apparaît une étoile jaune, épinglée sur la poitrine d’une homme et d’une femme vêtus de noir. « Et pendant ce temps, 11 500 enfants et 76 000 déportés juifs de France partaient en fumée. Derrière ces clichés si brillants, l’ignominie était en marche », renchérit un autre visiteur sur le livre d’or, « dérangé » par ces photographies présentant un Paris joyeux, lumineux et tranquille, loin des scènes d’arrestation et des longues queues devant les épiceries en période de rationnement.

Consciente du « manque de commentaires et de recul », la mairie avait déjà tenté de rectifier le tir il y a quinze jours, en modifiant les notes de certaines photos et en ajoutant un feuillet explicatif à l’entrée estampillé « Avertissement » – en français, en anglais et bientôt en espagnol – pour compléter la biographie du photographe et « contextualiser l’exposition ». « La pellicule couleur nécessitait une lumière forte, ce qui contribue à l’impression d’un Paris constamment ensoleillé et coloré », met en garde la notule, dont le quotidien britannique « The Times » se fait d’ailleurs l’écho. Paradoxe de cette polémique, les photographies de Zucca ont attiré, depuis le 20 mars, quelque 10 000 visiteurs… Un record pour la Bibliothèque historique.

« Les Parisiens sous l’Occupation ». Bibliothèque historique de la Ville de Paris, 22, rue Mahler (IV e , M° Saint-Paul). Ouvert du mardi au dimanche, de 11 à 19 heures. Entrée à 4 €. Renseignements : 01.44.59.29.60 ou www.paris.fr


Prochaine séance : Le gone du chaâba

17 avril 2008

Date de sortie : 14 Janvier 1998
Réalisé par Christophe Ruggia
Avec Bouzid Negnoug, Nabil Ghalem, Galamelah Laggras…
Film français.
Genre : Comédie dramatique
Durée : 1h 36min.
Année de production : 1997

Dans les années soixante, une vingtaine de familles ont fui leur village algérien d’El-Ouricia, poussées par la pauvreté ou la guerre. Refugiées au Chaaba, un bidonville français, elles se confrontent au dur apprentissage de l’intégration. Au travers de différents destins qui, chacun à sa manière, retracent l’itinérairecomplexe de cette immigration, cette histoire s’attache au parcours d’Omar, neuf ans, déchire entre ce petit morceau d’Algérie et la France.


Le CNOSF ne veut pas d’un monde meilleur

15 avril 2008

CHINE
JO : les athlètes français privés de badge
NOUVELOBS.COM | 15.04.2008 | 10:17

C’est ce qu’a annoncé le président du CNOSF, Henri Sérandour, qui interdit le port du badge “Pour un monde meilleur” au nom du respect de la charte olympique.Plusieurs athlètes français avaient annoncé leur volonté d’arborer un badge lors des épreuves olympiques.

Les athlètes français ne seront pas autorisés à porter le badge “Pour un monde meilleur” destiné à montrer leur attachement aux droits de l’Homme lors des JO de Pékin (8-24 août), a annoncé lundi 14 avril, le président du Comité national olympique et sportif français (CNOSF), Henri Sérandour.
“On ne peut pas mettre un badge pour la cause d’untel, un badge pour une autre cause”, a déclaré le président du CNOSF, invité sur L’Equipe TV. (> Voir la vidéo)
“On va respecter la charte qui est : aucune manifestation tangible de quoi que ce soit pendant les manifestations sportives et pendant le défilé des cérémonies d’ouverture et de clôture”, a-t-il ajouté.

“La meilleure des réponses possibles”

Le 4 avril dernier, les athlètes français avaient annoncé leur intention d’arborer un badge appelant à “un monde meilleur” et représentant les anneaux olympiques au-dessous du mot France, à l’occasion des Jeux de Pékin.
Dans un entretien à Sud Ouest dimanche, le secrétaire d’Etat aux Sports, Bernard Laporte, avait soutenu la proposition des athlètes. “C’est tout simplement la meilleure des réponses possibles et surtout, une bonne solution”, avait alors indiqué Bernard Laporte.
La proposition de porter un badge destiné à montrer l’attachement aux droits de l’Homme des sportifs qualifiés pour les jeux Olympiques avait été faite début avril par la Commission des athlètes du CNOSF, après le rejet d’une première initiative du perchiste Romain Mesnil invitant à arborer un ruban vert.

“En infraction avec la charte olympique”

“Le port d’un ruban vert a été proposé dans ce sens mais considéré comme un signe distinctif à connotation politique, il serait alors en infraction avec la charte olympique”, avait expliqué Mesnil.
Pour rejeter le ruban vert proposé par Mesnil le 21 mars, le CIO avait invoqué l’article 51-3 de la charte olympique qui dispose qu’”aucune sorte de démonstration ou de propagande politique, religieuse ou raciale n’est autorisée dans un lieu, site ou autre emplacement olympique”.


Partenaires des JO 2008

9 avril 2008


Partenaires du CIO

9 avril 2008


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