A lire : La Justice et l’histoire face au négationnisme

30 juin 2008

La Justice et l’histoire face au négationnisme (Fayard).

Me Jouanneau a eu la bonne idée de rassembler les pièces du procès dans lequel Robert Badinter se retrouva sur le banc des accusés face au négationniste Fobert Faurisson. L’ancien Garde des Sceaux a gagné en 2007.

Ce livre est un outil pédagogique remarquable pour qui veut lutter efficacement contre le discours, la méthode et l’idéologie négationnistes. Les témoins en faveur de Robert Badinter sont parmi les plus éminents spécialistes du négationnisme (Nadine Fresco et Valérie Igounet), de l’histoire de la Shoah (Henry Rousso et Annette Wievorka), et des réseaux antisémites et d’extrême droite (l’écrivain Didier Daeninckx).

Les plaidoieries de Me Bernard Jouanneau et de Me Henri Leclerc éclairent les débats et les combats des vingt dernières années qui ont permis à notre justice de se forger des outils contre les “assassins de la mémoire”.

A l’heure où le négationnisme retrouve une nouvelle vigueur internationale (conférence de Téhéran niant la Shoah en 2006) et une nouvelle audience via le web, nul doute que ce livre constitue une source de documentation et de réflexion salutaires pour tous les démocrates.

–Rose Lallier


Délation… le retour

29 juin 2008

IMMIGRATION
Un sans-papiers dénoncé par une assistante sociale
NOUVELOBS.COM | 29.06.2008 | 15:30

L’Association nationale des assistants de service social dénonce fermement ce qu’elle qualifie de “faute grave”.

Une assistante sociale a dénoncé à la police une personne sans-papiers hébergée par une femme chez qui elle intervenait. L’Association nationale des assistants de service social (ANAS) a condamné samedi 28 juin cette démarche, la qualifiant de “faute professionnelle grave”.

Un avocat du barreau de Paris, connu sous le pseudonyme de “Maître Eolas” et auteur d’une chronique de la justice et du droit sur son blog (www.maitre-eolas.fr), a révélé l’affaire.

Le 10 juin, l’assistante sociale s’est ainsi rendue dans un poste de police afin de “dénoncer la situation administrative clandestine d’un ressortissant sénégalais”, comme l’indique un procès verbal.

La femme, qui intervenait au domicile d’une personne où vivent des enfants bénéficiant d’une mesure éducative, dit avoir rencontré “par hasard” ce sans-papiers au moment d’une de ses visites.

La travailleuse sociale a procédé à une description de l’homme sans-papiers. Elle affirme l’avoir prévenu qu’il ne pouvait pas rester chez sa logeuse, puisque celle-ci connaissait une situation financière et familiale “fragile”.

De nouveau libre

L’assistante sociale a aussi estimé que le sans-papiers à des liens de parenté avec son hébergeuse. Pour Maître Eolas, ce serait son demi-frère.

Dans son édition de samedi, le quotidien Le Monde a indiqué que, suite à cette dénonciation, le sans-papiers, un Sénégalais, a été interpellé. Il a été présenté à un juge des libertés et de la détention à Besançon et a retrouvé la liberté, selon les dires du journal.

Pour sa part, l’ANAS a dénoncé “fermement” les agissements de sa travailleuse sociale, estimant qu’elle n’a pas respecté le secret professionnel et qu’elle a commis une “faute professionnelle grave”.
Elle n’a pas respecté “les conditions légales” qui lui permettent de lever le secret professionnel auquel elle est soumise par sa profession. D’après l’ANAS, la dénonciation d’une personne d’origine étrangère en situation irrégulière n’entre pas dans “les cas de dérogations prévus par les textes”.
La violation du secret professionnel est punie d’un an d’emprisonnement et 15.000 euros d’amende.


Des Maoris indemnisés par la Nouvelle-Zélande

26 juin 2008

Vu dans Le Monde de ce jour:

C’est une signature historique : sept tribus maories ont signé, mercredi 25 juin, un traité par lequel le gouvernement néo-zélandais leur offre des compensations territoriales en réparation des exactions commises par les Européens lors de la colonisation du pays, au XIXe siècle. Cet accord répond à des réclamations formulées par le peuple autochtone depuis plus d’un siècle.

Cet accord concerne plus de 100 000 Maoris, dont plusieurs centaines se sont rendus au Parlement de Wellington pour l’occasion. Il leur transfère la propriété de quelque 176 000 hectares de forêts qui appartenaient jusque-là au gouvernement central, pour une valeur de 319 millions de dollars (204 millions d’euros). “Nous nous engageons dans un voyage historique”, s’est exclamée Helen Clark, premier ministre de Nouvelle-Zélande, lors de la cérémonie de signature. Michael Cullen, chargé des négociations, s’est quant à lui réjoui que ces forêts “[puissent] finalement [être] utilisées dans l’intérêt des Maoris locaux”. Déplorant que “la Nouvelle-Zélande [soit] une nation mineure en raison de son incapacité à répondre à ses obligations envers tant de générations maories”, il a précisé : “Tout n’est pas perdu.”

Tumu Te Heuheu, chef principal des Maoris, a expliqué que son objectif était de fournir aux jeunes ainsi qu’aux générations futures “une forte et durable économie”. “C’est l’héritage que nous leur laissons”, a-t-il ajouté.


Aggression d’un garçon juif dans le 19ème

23 juin 2008

Mémoire 2000 déplore bien entendu toute aggression gratuite, et s’émeut de la forte probabilité qu’il s’agisse d’une aggression antisémite. Elle appelle à une réponse rapide et exemplaire de la police et de la justice. Elle dénonce surtout l’amalgame trop répandu entre Juifs de France (et d’ailleurs) et Israël, qui “justifierait” dans l’esprit des criminels (et leurs sympathisants) de tels agissements.


Des parlementaires européens indignés par les violations des droits de l’Homme au Sahara Occidental

23 juin 2008

Du site de l’ASVDH:

Des parlementaires européens indignés par les violations des droits de l’Homme au Sahara Occidental
22 juin 2008 | Press

Paris, 19/06/2008, De nombreux députés de différents pays européens se sont indignés de la situation jugée “très préoccupante ” des droits de l’homme au Sahara Occidental occupé par le Maroc.

Lors d’un débat organisé jeudi au Palais Bourbon de l’Assemblée Nationale française sur le thème ” comment l’Europe peut-elle contribuer aux engagements pris par les Nations Unies d’aboutir par la négociation à l’application du droit à l’autodétermination du peuple sahraoui ? “, de nombreux témoignages ont alerté sur l’ampleur des violations des droits de l’homme au Sahara Occidental.

La défenseur sahraouie des droits humains, Aminatou Ali Ahmed Haidar, lauréate de plusieurs prix internationaux dont la ” Silver Rose 2007″, de ” Solidar”, une alliance internationale indépendante de 42 ONG de 20 pays européens, a ému l’assemblée des parlementaires par ses témoignages sur les violentes répressions que subit le peuple sahraoui de l’occupation de leur pays par le Maroc.

La militante sahraouie a rappelé les conditions de son incarcération en 1987 “dans le centre secret de détention PC-CMI, à El Aaiun occupée” où, durant “cette longue et dure période de disparition forcée”, quatre de ses compatriotes ont trouvé la mort.

“Nous avons passé toutes ces années avec les yeux bandés, mains menottées, une mauvaise nourriture, (…) en plus des séances quotidiennes de torture”, a-t-elle décrit, notant que “depuis mai 2005, suite au déclenchement de l’intifadha, au Sahara Occidental occupé comme en territoire marocain, la machine répressive marocaine est passée à la vitesse supérieure”, a-t-elle poursuivi, relatant des scènes de répression “sauvage” contre “des centaines de citoyens sahraouis tabassés en pleine rue ou torturés dans les locaux de police avant d’être jetés dans les alentours de la ville, très tard dans la nuit, déshabillés et livrés à leur sort dans des conditions inhumaines”.

De nombreux sahraouis ” ont rendu l’âme sous les coups des policiers marocains en pleine rue “, a-t-elle ajouté, avant de développer les cas de violences dans tous les domaines, y compris les différentes discriminations (éducation, emploi, etc…) dont est victime le peuple sahraoui pour avoir revendiqué son droit à l’autodétermination.

La militante sahraouie a également dénoncé “le pillage des ressources naturelles du Sahara Occidental”, soulignant ne pas comprendre le silence de l’Union Européenne sur ces violations du droit international.

“J’ai été ému par le témoignage de la militante sahraouie, et, comme ancien journaliste du journal Le Monde, j’ai couvert les évènements depuis 1975. J’ai été témoin des bombardements au Napalm et des horreurs commises par les forces marocaines “, a témoigné le journaliste-écrivain Paul Balta qui s’est déclaré avoir été “scandalisé par l’attitude passive de l’UE et par mon pays, la France”.

De son côté, l’avocate française, France Weyl, auteur d’un rapport sur “les dérives de la justice marocaine” lors des procès des militants sahraouis auxquels elle avait assisté en tant qu’observatrice, mandatée par l’Union internationale des Juristes démocrates, a dénoncé les différentes “formes d’entraves politiques” pour fausser la teneur des procès.

Interrogé par l’APS sur cette situation, en marge des travaux de la conférence, le comédien français Pierre Richard (connu pour ses films “les malheurs d’Alfred”, “le grand blond”, etc…) a souligné la nécessité “de briser le mur du silence”, politique et médiatique, qui occulte l’ampleur de ces répressions.

“La cause sahraouie me concerne”, a-t-il souligné, évoquant sa visite de camps de réfugiés sahraouis en compagnie de l’écrivain-journaliste américain Jean Lamore. “J’ai été frappé par le courage, bouleversé par la détermination des réfugiés sahraouis à vivre dans un contexte difficile”.

Saluant également “le courage des femmes sahraouies”, M. Pierre Richard a estimé que “cette conférence est un pas vers une meilleure connaissance en France et en Europe de la question sahraouie où l’opinion publique ne retient que ce que les médias veut bien lui dire”. “Chaque petite annonce sur la cause sahraouie est importante, et petit à petit il y aura une meilleure prise de conscience”, a-t-il espéré.

Sur ce point, de nombreux députés, dont un membre du parlement européen, le portugais Pedro Guerreiro, ou encore des députés de parlements nationaux, tels que le français Jean-Paul Lecoq conviant Paris à adopter une position, “équidistante entre le Polisario et le Maroc” dans ce conflit, l’italien exhortant à “poursuivre la bataille en Europe pour faire sortir la question sahraouie de l’oubli “, ou encore l’espagnol Andres Perello, ont souligné “la responsabilité de l’UE, de ses politiques et de ses médias” dans “le mur du silence”

Sur ce fait colonial doublé de violations de droits humains. “Il faut casser ce mur”, a-t-il martelé, relayé par une députée suédoise ou encore l’italien Gianluca Borghi appelant ” à batailler pour le peuple sahraoui qui doit retrouver sa terre”


Le Conseil de sécurité bannit le viol «tactique de guerre»

21 juin 2008

Vu dans La Tribune de Genève:

NATIONS UNIES

Une résolution exige la fin des violences sexuelles lors de conflits armés et fait du viol planifié une question de sécurité internationale.

OLIVIER BOT | 21 Juin 2008 | 00h05

Le viol? C’est aussi une question de sécurité internationale. L’adoption unanime par le Conseil de sécurité de l’ONU, jeudi, à New York d’une résolution qui reconnaît que le viol est une «tactique de guerre» inhumaine marque une révolution dans les esprits.

«Cela veut dire que le viol de guerre n’est plus banalisé, considéré comme inévitable, lors d’un conflit armé. Et qu’il ne relève pas seulement de la responsabilité individuelle d’un agresseur ou de la sphère privée d’une victime», commente Florence Tercier Holst-Roness au Comité international de la Croix-Rouge (CICR) à Genève.
Faire remonter les informations

Mieux: les gardiens de la paix du monde veulent se saisir de ces viols massifs, planifiés, en exigeant dans leur texte «que les parties en conflit y mettent fin immédiatement et totalement». Le signal aux instigateurs de ces crimes est fort. Le ton est peremptoire. Les quinze membres du Conseil ont demandé au secrétaire général de l’ONU de désormais «faire remonter les informations sur le recours à ces violences sexuelles».

Cette condamnation internationale changera-t-elle quelque chose? Oui, pense Michel Roy, qui anime depuis l’an dernier, pour le Secours catholique, l’Observatoire international du viol utilisé comme tactique de guerre. «La Cour pénale internationale, jusqu’ici saisie dans de rares cas individuels, va pourvoir poursuivre à une autre échelle», commente-t-il.
40 viols par jour

Il voit même dans la réforme, l’an prochain, du statut de Rome de 2005 (qui installait la Cour pénale internationale), l’opportunité d’inscrire la recevabilité de plaintes collectives, et d’ouvrir ainsi à la réhabilitation de toutes les victimes.

Le CICR qui a ouvert 29 maisons d’écoute dans la région du Kivu, au Congo RDC (40 viols par jour dans ce seul pays), sait l’ampleur des dégâts de cette arme. «Quand un viol a lieu dans un village, une nuit, ce sont six villages qui déménagent dès le lendemain, aux alentours; des familles et des liens communautaires détruits; des populations humiliées. C’est une méthode de guerre efficace», constateFlorence Tercier. Dans ces maisons, on soigne et accompagne psychologiquement et socialement des femmes blessées dans leur chair, souvent rejetées par leur propre communauté, après des viols commis le plus souvent au grand jour, devant leur famille.

Loin de New York, cette résolution peut aussi servir à consolider les actions de prévention, dont plusieurs aspects sont -détaillés dans le texte. Le CICR expérimente déjà ce type de programme sur le terrain. Il informe les soldats de l’armée régulière et des groupes armés de la législation sur le viol, «crime de guerre, crime contre l’humanité et constitutif du crime de génocide», selon la Cour pénale internationale. Il intervient aussi auprès des autorités locales afin d’exclure, par exemple, ceux dont on sait qu’ils ont violé.

La question n’est plus taboue. Est-elle plus brûlante aujourd’hui? Les viols de guerre sont certes plus nombreux dans les conflits régionaux. Mais ils ne datent pas d’hier. Celui de Nankin en Chine, commis à grande échelle par les troupes japonaises en 1937, est entré dans les livres d’histoire. Puisse la résolution de 2008 y entrer aussi.
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Agir ! La directive de la honte

21 juin 2008

Comme vous le savez certainement, la “directive de la honte”, autorisant la rétention dans des camps en Europe d’étrangers en situation irrégulière, y compris des mineurs isolés et des enfants avec leur famille, pour une durée allant jusqu’à 18 mois, assorti d’un bannissement du territoire européen de 5 ans, a été adopté par le Parlement européen le 18 juin dernier.

ATTAC France organisera des manifestations lors de l’adoption des décrets de cette directive dans le droit français.

Par ailleurs, la Cour Européenne des Droits de l’Homme vient d’autoriser le gouvernement britannique à expulser une Ougandaise malade du Sida. La Cour a reconnu que l’accès aux traitements est “aléatoire” en Ouganda, sans y voir pour autant de “circonstances exceptionnelles” qui pourraient justifier l’opposition à l’expulsion. Dans ses motivations, la Cour a précisé qu’il s’agit “d’éviter de faire peser une charge trop lourde sur les Etats”. Cette décision risque de faire jurisprudence…
Pour plus d’information, ci-joint le lien de Réseau Education Sans Frontière et de Act Up, membre de RESF.

La Cimade ferme ces portes aujourd’hui 20 juin, journée mondiale des réfugiés, en signe de protestation contre l’adoption de la directive de la honte.

Pétitions :

Pétitions pour s’opposer à l’expulsion d’étrangers sans papiers vivant ou mariés avec des Français


Au Théâtre des Variétés

20 juin 2008

Des enfants raflés, déportés, jamais revenus … Ils étaient français, Ils étaient juifs. Des lettres d’enfants lancées à la volée, malgré la liberté bafouée. Elles expriment la volonté de rassurer, la fraîcheur de ces âmes « volantes ». Relater l’histoire, cette histoire n’est pas facile. Celle-ci est UNIQUE. Que l’on entende le murmure du passé dans le présent et l’avenir. Aujourd’hui beaucoup d’enfants bien vivants vivent des tragédies différentes, mais réelles. Que leurs sourires vivent.

Réservations et plus d’infos sur le site du Théâtre des Variétés
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Nouvelle expo a Mémorial de Drancy

17 juin 2008

Une nouvelle exposition permanente est présentée dans le wagon du Mémorial de Drancy sur le thème:
Drancy- Auschwitz 1942-1944.
Elle sera inaugurée par le Maire de Drancy, en présence des membres de l’association du Mémorial de Drancy, le Samedi 22 Juin à 11heures.


Rapport de la CIMADE sur l’accueil des étrangers en préfecture

11 juin 2008

Accueil des étrangers en préfecture : un service public au rabais

Dans un rapport intitulé “Devant la loi” et rendu public mardi 10 juin, la Cimade présente un certain nombre de propositions visant à améliorer les conditions d’accueil des étrangers dans les préfectures, l’information du public et l’instruction des dossiers. Ces propositions font suite à une enquête menée pendant 5 mois, qui dresse un constat alarmant et met en lumière de nombreux dysfonctionnements.

Ce rapport se fonde sur les données récoltées au cours d’une enquête menée entre octobre 2007 et mars 2008 dans un tiers des départements français . Il intègre également les informations recueillies par les intervenants de la Cimade dans le cadre de l’aide qu’ils apportent à des dizaines de milliers de migrants chaque année.

A partir de ce constat, le rapport veut mettre en lumière les causes des dysfonctionnements observés. L’examen des conditions de travail des agents dans les préfectures ouvre des pistes. Mais les causes sont tout autant à rechercher dans la législation elle-même qui génère une logique d’opacité pouvant conduire à des décisions arbitraires.

la Cimade propose également un ensemble de mesures destinées tout autant à améliorer les conditions d’information et d’accueil des étrangers dans les préfectures qu’à rendre plus transparentes et plus équitables les décisions prises par les administrations à leur égard.


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