Lapidation pour adultère

30 juillet 2008

Désolé, pas de texte équivalent trouvé en français…

Iran: Kobra Najjar Faces Imminent Execution by Stoning for Prostitution

Kobra NajjarEquality Now is urgently concerned about Kobra Najjar, an Iranian woman sentenced to death by stoning for adultery who lost her final appeal for amnesty. Iranian women’s rights activists working on her case report that Kobra has exhausted all domestic legal remedies and that her execution by stoning could happen any time.

Kobra is a victim of domestic violence who was forced into prostitution by her abusive husband in order to support his heroine addiction. He was murdered by one of Kobra’s “clients” who sympathized with her plight. Kobra has already served 8 years in prison as an accessory to her husband’s murder. The man who murdered her husband also served 8 years in prison and is now free after paying blood money and undergoing 100 lashes, while Kobra faces imminent stoning to death for adultery – the prostitution her husband forced upon her.

Equality Now is also concerned about recent reports of seven other women and one man, all accused of adultery sentenced to death by stoning, whose executions are also reported to be possible at any time. In Iran, adultery is the only crime punishable by stoning.

Stoning violates the International Covenant on Civil and Political Rights (ICCPR) to which Iran is a state party. The ICCPR clearly prohibits torture, cruel, inhuman or degrading treatment and punishment. It also limits the imposition of the death penalty “only for the most serious crimes.” No criminal or other act warrants violent and inhumane punishments such as flogging and stoning. Moreover, adultery is a private act and should not incur criminal punishment. Protection from arbitrary or unlawful interference under the ICCPR has been found by the United Nations Human Rights Committee to include consensual sexual activity between adults in private.

Recommended Actions

Please write to the Iranian officials below, calling for Kobra’s immediate release, the commutation of all sentences of death by stoning and the prohibition by law of all cruel, inhuman and degrading punishments in accordance with Iran’s obligations under the ICCPR. Urge the officials also to initiate a comprehensive review of the Civil and Penal Codes of Iran to remove all provisions that discriminate and perpetuate discrimination against women, including those regarding adultery and fornication, in accordance with Iran’s own constitutional provision for equality before the law.

His Excellency Ayatollah Mahmoud Hashemi Shahroudi
Head of the Judiciary
c/o Ministry of Justice
Park-e Shahr
Teheran
Islamic Republic of Iran
Email: iripr@iranjudiciary.org, irjpr@iranjudiciary.com and info@dadgostary-tehran.ir
Phone: +98 21 22741002, +98 21 22741003, +98 21 22741004, +98 21 22741005

Note: The contact information above may encounter delivery problems so please keep trying to send your message. Thank you for taking action!

Please also contact the Iranian embassy in your country. The following link may help you find the contact information: http://www.embassyworld.com/embassy/Iran/Iran.html


Tribune libre : Sur “l’affaire” Siné

29 juillet 2008

Tribune libre de Marc Naimark :

Une chose m’a frappé dans cette “affaire”, c’est la thèse annoncée par Philippe Val que le rapprochement entre judaïsme et richesse fait par Siné serait sanctionnable par la loi. Or, dans l’expérience de Mémoire 2000, on a eu l’expérience malheureuse de tester cette notion. Il s’agit de l’affaire de l’émission de radio de Laurent Ruquier sur Europe 1, dans laquelle un des habitués à fait une “blague” sur la cupidité des Juifs. Mémoire 2000 a porté l’affaire devant la justice, et a perdu.


Radovan Karadzic a été arrêté après 13 ans de cavale

22 juillet 2008

SERBIE
Radovan Karadzic a été arrêté après 13 ans de cavale
NOUVELOBS.COM | 22.07.2008 | 10:43

Le chef politique des Serbes de Bosnie et artisan avec Slobodan Milosevic du “nettoyage ethnique” qui a fait 260.000 morts pendant la guerre de Bosnie de 1992-95 a été interrogé dans la nuit par un juge d’instruction, première étape de la procédure d’extradition vers le TPI. Radovan Karadzic a été inculpé en 1995 de génocide, crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

Radovan Karadzic, chef politique des Serbes de Bosnie et artisan avec Slobodan Milosevic du “nettoyage ethnique” qui a fait 260.000 morts et 1,8 million de déplacés durant la guerre de Bosnie de 1992-95, a été arrêté lundi 21 juillet a annoncé le bureau du président serbe Boris Tadic.
Radovan Karadzic a été arrêté lundi soir en Serbie “au cours d’une action des services de sécurité serbes” puis conduit devant le tribunal serbe chargé d’instruire les crimes de guerre, a-t-il été précisé.
Le juge d’instruction Milan Dilparic a interrogé mardi Radovan Karadzic.

Arrêté dans un bus à Belgrade

Selon l’avocat de Radovan Karadzic, Svetozar Vujakic, cité par Beta news, l’ancien chef politique des Serbes de Bosnie aurait déclaré durant l’entretien “avoir été arrêté vendredi dans un bus” à Belgrade et avoir été depuis “détenu dans une cellule”.
Radovan Karadzic, qui aurait qualifié la situation de “farce”, aurait en outre utilisé son “droit à rester silencieux durant l’interrogatoire”, selon Svetozar Vujakic.
“Il portait une longue barbe et ses cheveux étaient teints en noir. Il avait avec lui un sac de voyage et on pense qu’il s’apprêtait à quitter Belgrade”, écrit le quotidien Politika sans citer toutefois ses sources.
Le quotidien Blic précise que Radovan Karadzic n’a opposé aucune résistance lors de son arrestation et que les policiers l’ont emmené après lui avoir masqué le visage avec une capuche.
Il avait été localisé dans la capitale serbe “il y a un mois environ”, a ajouté le journal.
L’avocat de Radovan Karadzic a précisé que l’ancien chef politique des Serbes de Bosnie, qui a été examiné par un médecin, “était calme et posé” durant l’interrogatoire, ajoutant qu’il resterait dans une unité de détention spéciale du tribunal serbe chargé de juger les crimes de guerre, en attendant son transfert vers le TPIY, à la Haye.

Extradition

Lors de la première étape de la procédure d’extradition vers le tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) 15 chefs d’inculpation ont été présentés à l’accusé. Il dispose d’une période de trois jours pendant lesquels il pourra faire appel de la décision d’extradition, si celle-ci est ordonnée.
Les réactions internationales ont toutes salué la nouvelle de cette arrestation. “C’est un moment historique pour les victimes, qui ont attendu 13 ans que M. Karadzic soit amené devant la justice”, a aussitôt déclaré le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon dans un communiqué. Le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner a lui parlé d”une nouvelle extraordinaire”.

Inculpé de génocide

Radovan Karadzic, psychiatre de formation né en 1945 dans une famille de paysans pauvres du Monténégro, était devenu l’ennemi public n°1 du TPIY. Le tribunal l’a inculpé en 1995 de génocide, crimes de guerre et crimes contre l’humanité pour avoir orchestré depuis son fief de Pale, avec son comparse le général Ratko Mladic, le siège de Sarajevo, l’épuration ethnique des musulmans et croates et notamment le massacre de Srebrenica en 1995, au cours duquel furent assassinés 8.000 musulmans.
“C’est un jour très important pour les victimes qui ont attendu cette arrestation pendant plus de dix ans. C’est aussi un jour important pour la justice internationale parce que cela démontre clairement que personne ne peut échapper à la loi et que, tôt ou tard, tous les fugitifs seront conduits devant la justice”, s’est félicité le procureur général du TPIY Serge Brammertz.
Une source policière serbe a précisé, sous couvert d’anonymat car elle n’était pas autorisée à parler à la presse, que Radovan Karadzic a été arrêté dans la banlieue de Belgrade après des semaines de surveillance et grâce à des indications des services de renseignement d’un pays étranger.
S’il est extradé devant le TPIY, Radovan Karadzic sera le 44e suspect serbe présenté devant le tribunal international sous l’égide de l’ONU. Parmi les autres personnes traduites devant cette instance, l’ancien président Slobodan Milosevic, décédé 2006 alors que son procès était en cours.

L’arrestation rapproche la Serbie de l’UE

La Serbie subit une importante pression de la part l’Union européenne, qu’elle souhaite intégrer, Bruxelles exigeant l’arrestation des fugitifs recherchés par le TPYI. L’un d’entre eux, l’ancien chef militaire des Serbes de Bosnie, Ratko Mladic, est encore en fuite.
“Cette nouvelle nous apporte une immense satisfaction”, s’est réjoui le Haut représentant pour la politique étrangère de l’Union européenne Javier Solana. “Le nouveau gouvernement de Belgrade soutient une nouvelle Serbie, une nouvelle qualité de relations avec l’Union européenne. (…) C’est une bonne journée pour la justice dans les Balkans”.
Dans une déclaration diffusée lundi soir par le ministère français des Affaires étrangères et européennes, la présidence du Conseil de l’Union européenne se “félicite” d’un “développement” qui “illustre l’engagement du nouveau gouvernement de Belgrade de contribuer à la paix et à la stabilité dans la région des Balkans. Il constitue une étape importante dans la voie du rapprochement de la Serbie avec l’Union européenne”, selon le communiqué.
La Maison blanche a pour sa part estimé que l’arrestation était “une démonstration importante de la détermination du gouvernement serbe d’honorer son engagement à coopérer avec le tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie”.

Un héros pour les nationalistes serbes

A Belgrade, des unités spéciales de la gendarmerie serbe ont été déployées dans la nuit autour du tribunal où le prisonnier a été conduit, par peur de représailles des nationalistes pour qui Karadzic fait figure de héros. Des dizaines d’entre eux, rassemblés devant le bâtiment, scandaient: “Karadzic, héros!” et “Tadic, traître!”.
Le frère de l’accusé, Luka Karadzic, se trouvait également sur place. “Il ne s’est pas rendu, ce n’est pas son style”, a-t-il commenté.
La femme du fugitif, Ljiljana, a déclaré par téléphone à l’Associated Press depuis son domicile de Pale, près de Sarajevo, que sa fille Sonja l’avait appelée avant minuit. “Au moment où le téléphone a sonné, j’ai su que quelque chose n’allait pas. Je suis choquée. J’ai l’esprit un peu embrouillé. Au moins maintenant, nous savons qu’il est vivant”, a-t-elle expliqué. (Avec AP)


Pendant que les uns fêtent la République, d’autres s’en moquent

16 juillet 2008

Alors que les militants de Mémoire 2000 préparaient leur présence à la Fête de la république laÏque et métissée au 20e arrondissement, côté 8e, d’autres s’amusait à écouter le comique Kad Merad (preuve que c’est une blaque, les droits de l’homme?) ânonner des extraits de la Déclaration universelle des droits de l’homme devant un parterre de dictateurs, donc Bachar al-Assad.

Vu sur HNS-info:

Bachar al-Assad à Paris : les associations de droits de l’homme écrivent à Sarkozy

Monsieur le Président de la République,

Dans quelques jours vous recevrez, parmi d’autres chefs d’Etat et de gouvernement, votre homologue syrien, le Président Bachar al-Assad. Dans le cadre des entretiens que vous aurez avec lui, les organisations de défense des droits de l’Homme signataires de cette lettre vous appellent à accorder une attention particulière à la question fondamentale de la situation des droits de l’Homme dans ce pays.

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Burqa, suite

15 juillet 2008

Le refus d’accorder la nationalité à une Marocaine portant une burqa réjouit gauche et droite
LE MONDE | 14.07.08 | 14h26 • Mis à jour le 14.07.08 | 18h33

A gauche comme à droite, les responsables politiques se sont félicités de la décision du Conseil d’Etat de refuser la nationalité française à une Marocaine portant une burqa. L’arrêt, révélé par Le Monde (du 12 juillet), juge que cette femme de 32 ans, mariée à un Français et mère de trois enfants nés en France, “a adopté, au nom d’une pratique radicale de sa religion, un comportement en société incompatible avec les valeurs essentielles de la communauté française et, notamment, le principe d’égalité des sexes”.

Le premier secrétaire du PS, François Hollande, a jugé, dimanche sur Radio J, que cette décision correspondait à “une bonne application de la loi” et estimé qu’il n’y avait “pas lieu de légiférer”. La veille, le député UMP des Yvelines Jacques Myard avait annoncé son intention de saisir le premier ministre et le président de l’Assemblée nationale “sur la nécessité de légiférer” ; en 2006, il avait déposé une proposition de loi afin d’interdire “le port, sur la voie publique, d’un voile masquant le visage”.

La ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, Valérie Pécresse, a estimé sur France Info que “le principe de l’égalité des sexes n’est pas négociable”.

Le refus d’octroyer la nationalité française à cette femme “soumise à son mari”, selon les termes de la commissaire du gouvernement, peut toutefois apparaître contradictoire avec les raisons invoquées. Pour Olivier Roy, chercheur spécialiste de l’islam, si “la burqa représente l’aliénation de la femme”, le refus de nationalité “ne la libère pas de son mari, mais, au contraire, l’enfonce dans son aliénation”.

LOGIQUE DE SECTE

Cette affaire met en lumière la présence en France d’adeptes du salafisme, un courant religieux qui prône une pratique rigoriste de l’islam, censée s’inspirer du mode de vie des premiers fidèles du prophète Mahomet. Et pose la question de son acceptation, ou pas, par la société française. “En France, avec le port de la burqa, on franchit une ligne”, estime M. Roy. “Il comporte un effet de provocation, qui, en outre, n’a aucune base dans la charia (loi islamique). Même dans les pays musulmans, la burqa n’est pas la norme ; elle n’y a pas d’ancrage historique et il s’agit surtout d’une reconstruction religieuse.” De ce fait, l’interdiction de la burqa en France ne s’inscrirait pas, selon lui, dans une démarche islamophobe. M. Roy note au passage que la décision du Conseil d’Etat tend à rendre le foulard islamique “acceptable” car on se rend compte aujourd’hui que “le problème, ce n’est plus le voile”.

Le courant salafiste a prospéré en France, comme dans les autres pays européens, pour atteindre un pic à la fin des années 1990. Il s’organise aux lisières de l’islam institutionnel, auquel il reproche un manque d’authenticité, et s’efforce de créer des lieux de prière spécifiques. “Ce mouvement est marginal dans l’islam de France et touche plutôt des milieux en zone d’exclusion sociale. On y note une surreprésentation de convertis et notamment de jeunes femmes”, souligne le chercheur. Il voit dans ce phénomène un rejet de la société actuelle, qu’il juge déconnecté de l’islamisme politique. “Cette démarche s’apparente à la logique des sectes : un repli dans le ghetto, avec un enfermement sur une communauté religieuse. Avec, chez les salafistes, ce paradoxe que l’on se place en situation d’exclusion tout en s’exhibant”, souligne M. Roy, qui rappelle que de tels comportements sectaires existent dans le christianisme ou le judaïsme.

Stéphanie Le Bars
Article paru dans l’édition du 15.07.08


14 juillet : Le live-blogging commence!

14 juillet 2008

Par une belle journée d’été, la fête nationale plus précisement, Claudine et moi nous trouvons square Edouard Vaillant derrière la mairie du 20e, sur le stand de Mémoire 2000 à la fête de la république laïque et métissée. (Et qu’on en profite pour remercier la Mairie du 20e de cette invitation.)

15h00
Ici depuis une heure, installés confortablement sur un stand ouvert sur le passage des visiteurs.

15h15
Un visiteur remarques quelques coquilles dans le programme. On l’engage comme correcteur attitré.

15h30
Ouverture officielle de la fête, avec un petit discours de Danielle Simonnet, Conseillère de Paris, déléguée à la Maire du 20e pour l’intégration et les habitants non communautaires, et de Roger Yoba, président du Conseil de la citoyenneté du 20e.

15:40
La fête suscite des réactions parfois négatives. Ce monsieur, la cinquantaine, qui met en cause “la mémoire”. Fervent de l’histoire, il n’aime pas “la mémoire”, en fait, la mémoire des atteintes aux droits de l’homme. Ce jeune, qui demande, “quelle mémoire?”… “ce ne serait pas par hasard des trucs de Juifs?”. Réponse de Marc: “Et si c’était le cas ? Cela vous gênerait-il ?”… il part, “rassuré” à la lecture du programme, qui ne parle pas “que” de Juifs… il apprécie plus particulièrement le film sur l’Afrique du Sud. Ah, nostalgie, quand tu nous prends…

15h45
Des proches de Claudine passent nous voir. Elle leur fait faire un tour des stands, aux sons d’un slam de poésie du kiosque à musique. Au retour, elle vend une adhésion. Bravo !

15h55
Claudine part voir les gens du stand RESF, avec qui nous sommes en contact depuis l’histoire du jeune arrêté au départ de notre visite d’Oradour.

16h00
Patrick est arrivé!!!

16h10
Passage d’une de “nos” profs. Ca tombe mal pour l’année prochaine, elle n’a pas d’élèves les jours de nos séances.

16h20
Il y a bien plus de monde maintenant, donc plus de passages au stand. A trois on n’est parfois pas de trop pour répondre aux questions sur l’association et ses activités. On ignore les retombées, mais cela fait plaisir de découvrir ce que font les autres, et de pouvoir parler de l’action de Mémoire 2000, qui est, ma foi, pas dénuée d’intérêt…
;)
Surtout, c’est une occasion pour discuter de partenariats possibles avec d’autres associations (RESF déjà évoqué, telle association anticolonialiste, telle autre agissant contre le SIDA en France et en Afrique, l’association MAG avec qui on va essayer de mettre en place une opération sur l’homophobie, etc.).

17h50
Petite pause pour que que votre blogueur puisse visiter les lieux…
Patrick nous fait le rappel…
Visite des élus, Julien Bargeton, 1er Adjoint à la Maire du 20e, Danielle Simonnet, la députée Georges Pau-Langevin (qui nous a rappellé ses combats auprès de Bernard Jouanneau, président de Mémoire 2000), d’Hamou Bouakkaz, adjoint au maire de Paris pour la démocratie locale.

Du kiosque à musique, moults discours d’élus, où l’on apprend que Nicolas Sarkozy est très méchant.

18h30
Claudine partie, Patrick aussi. Je reste, la musique est agréable, tant la musique enregistrée que la musique live. C’est surtout des groupes africains, ça fait bouger doucement tout le monde, et surtout une certaine dame un peu plus excitée que les autres.

19h00
Le soleil se fait plus doux, les ombres s’allongent, on ne va pas tarder de partir aussi.


14 Juillet : rencontrez Mémoire 2000 !

12 juillet 2008


La nationalité française refusée à une Marocaine pour "pratique radicale de la religion"

11 juillet 2008

Vu sur Yahoo/AFP de ce jour:

Par Matthieu DEMEESTERE AFP – il y a 4 minutes

PARIS (AFP) – Le Conseil d’Etat a confirmé fin juin le refus d’octroyer la nationalité française à une Marocaine musulmane portant la burqa, en fustigeant “une pratique radicale de la religion incompatible avec les valeurs essentielles de la communauté française”.

La plus haute juridiction administrative, qui était saisie d’une demande d’annulation d’un décret pris en 2005 par le gouvernement, a estimé que “si Mme M. possède une bonne maîtrise de la langue française, elle a cependant adopté une pratique radicale de la religion incompatible avec les valeurs essentielles de la communauté française, et notamment avec le principe d’égalité des sexes”.

“Par conséquent le gouvernement a pu légalement fonder sur ce motif une opposition à l’acquisition par mariage de la nationalité française par Mme M.”, ajoute l’arrêt daté du 27 juin, révélé par Le Monde de samedi et que l’AFP a pu consulter.

Selon Le Monde, cette Marocaine, mariée à un Français et mère de trois enfants nés en France, se serait présentée en burqa –vêtement couvrant le corps entier de la femme et masquant le visage– lors de plusieurs entretiens avec les services sociaux et la police pour sa demande de nationalité.

Le couple a admis “spontanément” son appartenance au salafisme, un courant rigoriste de l’Islam fondé sur une interprétation stricte et littérale du Coran, et Mme M., voilée “à la demande de son mari”, ne conteste pas cette “soumission”, précise le quotidien.

Un décret du 16 mai 2005 avait refusé l’acquisition de la nationalité à cette habitante des Yvelines “pour défaut d’assimilation”.

Saisi du recours en annulation, le Conseil d’Etat a jugé la demande infondée, précisant notamment que le décret “ne méconnai(ssai)t pas le principe constitutionnel de la liberté d’expression religieuse”.

La confirmation du refus de la nationalité “n’est pas liée à un problème de religion mais de comportement traduisant un défaut d’assimilation à la société française”, a commenté à l’AFP une source proche du dossier.

“Ca n’est pas la première fois que cet argument du défaut d’assimilation conduit à refuser l’octroi de la nationalité française”, a ajouté cette source tout en relevant que c’était “peut-être la première fois concernant le port d’une burqa”.

L’association Ni putes ni soumises (NPNS) s’est dite dans un communiqué “soulagée” par la décision du Conseil d’Etat, estimant qu’elle devait servir d’”exemple pour tous ceux qui se revendiquent des valeurs de la République”.

“La République ne peut en aucun cas cautionner un tel outil de soumission et d’oppression envers les femmes”, a soutenu NPNS dans une allusion à la burqa. L’association a qualifié le salafisme de “secte radicale”.

Sollicité par l’AFP, le Conseil français du culte musulman ne souhaitait pas réagir dans l’immédiat.


Taslima Nasreen faite «citoyenne d’honneur» de Paris

9 juillet 2008

Vu dans Libération de ce jour:

Après Ingrid Betancourt, la romancière bangladaise menacée de mort par des islamistes est honorée sur proposition de Bertrand Delanoë.

La romancière bangladaise Taslima Nasreen, menacée de mort par des militants islamistes, est devenue «citoyenne d’honneur» de la ville de Paris sur proposition de Bertrand Delanoë. Le maire de Paris a salué hier lundi devant le Conseil de Paris cette «femme d’un courage exemplaire, combattante de la liberté».

«Vous avez été chassée de chez vous parce que vous vous êtes élevée contre l’inhumanité du fanatisme. Vous êtes ici chez vous, dans la ville où il fut proclamé que les hommes naissent et demeurent libres et égaux, et que nul ne peut être condamné pour ses opinions», a lancé Bertrand Delanoë à Taslima Nasreen, présente pour l’occasion au Conseil de Paris.

Le maire a remercié «tous les groupes» de s’être associés à sa démarche. Delanoë a ajouté: «A l’image d’une autre citoyenne d’honneur de la Ville de Paris, Ingrid Betancourt, vous avez décidé de ne jamais vous résigner à ce que les femmes puissent avoir à souffrir d’être femmes».

«Votre cause est celle de Paris, parce qu’elle est universelle. (…) Vous incarnez la femme libre et vous renvoyez ceux-là mêmes qui vous persécutent à leur propre enfermement. Jamais ils ne confisqueront votre liberté d’expression. Ils brûlent vos livres mais les mots sont posés, à jamais.»


Avortement contre Shoah : la Shoah gagne

8 juillet 2008

Vu dans Le Parisien de ce jour :

La Rochefoucauld congedie son aumonier

VIIe. Entre le directeur et l’aumônier, ils ont choisi de garder… le directeur. Après des mois de « climat tendu », le groupe scolaire privé La Rochefoucauld (VIIe) assurera finalement la rentrée avec son directeur actuel, Didier Retourné (voir notre édition du 4 juillet). « L’aumônier du lycée, le père de Maistre, a été nommé sur un autre lieu de mission vendredi dernier par l’archidiocèse de Paris », précise l’association Jean-Baptiste de La Salle, tutelle de l’établissement. Les « divergences pédagogiques et personnelles » entre les deux hommes se sont cristallisées il y a trois mois, lorsque l’aumônier s’est insurgé de la venue de Simone Veil — mère de l’IVG — lors d’une conférence sur la déportation tenue dans l’enceinte du lycée. « Malgré les difficultés de la tâche, et dans un contexte de polémique, le directeur a estimé pouvoir poursuivre son travail », précise le secrétaire général de l’association. Pour l’an prochain, celui-ci sera donc chargé d’une « nouvelle mission », à savoir la « réconciliation au sein de la communauté éducative ». L’aumônier, lui, ne sera pas remplacé : le curé de la paroisse s’occupera lui-même de la « mission d’accompagnement » de l’établissement La Rochefoucauld.


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