Les enfants en danger ?

25 septembre 2009

Vu dans 20 Minutes :

SOCIETE – Alors que plusieurs pays se dotent d’un défenseur des enfants, le poste est menacé dans l’hexagone…
Drôle de coïncidence. «Le jour où j’ai appris la suppression de mon poste, j’étais en Russie pour participer à l’extension du pouvoir du défenseur des enfants, qui peut désormais intervenir dans tout le pays et plus seulement à Moscou» lâche, amère, Dominique Versini.

La nouvelle présidente du Réseau européen des défenseurs des enfants a profité de la présence de ses homologues, réunis hier à Paris, pour monter à nouveau au créneau contre la dissolution annoncée de son institution (voir ci-contre). «Il existe trente-cinq défenseurs des enfants sur le territoire du Conseil de l’Europe. L’Afrique est en train de s’en doter. La Pologne vient d’augmenter ses compétences. Et il est question qu’en France, je sois remplacée par un simple collège d’experts!» s’emporte-t-elle.

«Je ne serai pas au chômage»

Conseiller d’Etat – «je ne serai donc pas au chômage» tient-t-elle à préciser – elle pourrait être démise de ses fonctions avant la fin de son mandat, prévue en 2013. Depuis sa création en 2000, la défenseure des enfants a pourtant traité des réclamations concernant près de vingt mille mineurs. L’idée du statut du beau-parent, reprise par le gouvernement, vient d’elle. La multiplication des Maisons des adolescents découle de son rapport. En Belgique, l’activité de l’institution, évaluée à la demande du Parlement, a même été jugée «tout à fait utile et efficace».

En fait la défenseure des enfants craint de perdre en visibilité voire d’être muselée, par exemple sur l’épineuse question des mineurs étrangers, si elle passe sous la férule d’un plus large défenseur des droits. Martin Hirsch, Haut commissaire à la Jeunesse, a assuré qu’il «n’est nullement question d’affaiblir la défense des enfants», proposant la création d’un adjoint au futur Défenseur des droits, spécifiquement chargé des enfants. Ce poste existe actuellement, mais dans seulement six pays. Avec une liberté de parole et une autonomie pas toujours assurées.

Laure de Charette


Il aura « son » musée de la résistance juive

23 septembre 2009

Lu dans Le Parisien :

Il a été voir « l’Armée du crime », le film que Robert Guédiguian vient de consacrer à l’Affiche rouge et au groupe Manouchian, composé de résistants d’origines étrangères, qui combattit les nazis. « C’est bien, sourit Max Weinstein. C’est romancé, c’est une fiction, mais ça va dans le bon sens.
Il faut rappeler ces choses-là. »

Comme le groupe de Manouchian, Max Weinstein a combattu dans la Résistance au sein des FTP-MOI (Francs-tireurs et partisans – Main-d’oeuvre immigrée). Aujourd’hui, à 82 ans, l’ancien combattant est sur le point de réaliser son rêve, avec l’appui de la mairie de Paris : un musée consacré au rôle de la résistance des Juifs durant la Seconde Guerre mondiale ouvrira au 14, rue de Paradis (X e ), dans le quartier de la gare de l’Est, d’ici à fin 2012.

« Encore aujourd’hui, les gens croient que les Juifs français ont soit été déportés dans les camps, soit ont fui aux Etats-Unis. Alors que non ! Il y a eu une résistance juive, organisée, combattante, qui est restée sur le sol français jusqu’à la Libération. » Max Weinstein en sait quelque chose : à 16 ans, en 1943, il s’est engagé dans l’Union des jeunes juifs, dans la région de Lyon, où il a combattu jusqu’au bout.

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Le chef de la censure, le brûleur de livres, écarté de la direction de l’UNESCO

22 septembre 2009

Lu sur JDD.fr :

Unesco: Hosni barré
La Bulgare Irina Bokova a été élue à la direction générale de l’Unesco. Elle a été préférée à l’Egyptien Farouk Hosni.

La polémique a eu raison de Farouk Hosni. L’ancien ministre égyptien de la Culture n’a pas été élu à la tête de l’Unesco. La diplomate bulgare Irina Gueorguieva Bokova lui a été préférée. Il aura fallu cinq tours de scrutin pour pourvoir le poste de directeur général de cette organisation onusienne. Ce choix doit encore être validé le 15 octobre par la conférence générale de l’Unesco.

La femme de 57 ans a finalement recueilli 31 voix, contre 27 pour Farouk Hosni de 71 ans. Si le vote ne donnait pas de majorité, il aurait été procédé à un tirage au sort. La nouvelle directrice générale a tenté de tourner la page de cette élection à rebondissements, appelant tout le monde à travailler ensemble. L’Egypte a, quant à elle, exprimé quelque amertume. Son candidat était accusé d’avoir tenu des propos antisémites. “La déception ne vient pas de la qualité du gagnant, c’est qu’on ait barré la route à un courant culturel. Le monde arabe et musulman n’a jamais eu la chance d’accéder à la tête de l’Unesco alors que l’Europe l’a eue plusieurs fois”, a déclaré le directeur de campagne du candidat égyptien, Nasser Hossam. “L’avoir pendu pour deux mots, c’est génial”, a-t-il ajouté.

Proche du président Hosni Moubarak, soutenu par l’Union africaine et la Ligue arabe, Farouk Hosni aurait été la première personnalité arabe à diriger l’organisation. Sa candidature a été vivement combattue par la communauté juive. En France, elle a été dénoncée par tribunes de presse interposées par le prix Nobel de la paix Elie Wiesel, les intellectuels Claude Lanzmann et Bernard-Henri Lévy ou encore l’ancienne présidente du Parlement européen Simone Veil. Farouk Hosni avait déclaré en 2008 qu’il brûlerait lui-même les livres en hébreu s’il en trouvait dans les bibliothèques égyptiennes. Il a ensuite à plusieurs reprises regretté ses propos, prononcés dans l’enceinte du Parlement égyptien lors d’une altercation avec un député des Frères musulmans.


Bande annonce “D’une seul voix”

22 septembre 2009

Georges Frêche prend la défense d’Hortefeux

19 septembre 2009

Après Guaino et Gaubert, Frêche. On a les soutiens que l’on mérite ?

Lu sur Montpellier-Journal.fr :

Le président de région considère que le ministre de l’intérieur “n’est pas raciste”. Des propos opposés à ceux de la direction nationale du PS.

Georges Frêche le 22 juin 2009 en conseil municipal de Montpellier. Dans une interview publiée ce matin dans Le Parisien-Aujourd’hui en France, Georges Frêche donne son point de vue sur les propos de Brice Hortefeux tenus à l’encontre d’un jeune militant UMP, d’origine maghrébine. À la question de savoir si le ministre de l’intérieur doit démissionner, le président de région répond : “C’est ridicule. J’ai entendu ses propos et je n’y trouve rien d’extraordinaire. Aujourd’hui, on demande à tous les hommes politiques de faire de la langue de bois sous peine d’être cloué au pilori. Hortefeux n’est pas raciste !” Rappelons que le ministre de l’intérieur, à l’assemblée nationale, avait répliqué à une question d’une député socialiste en s’interrogeant : “Où sont les regrets de celui qui a traité les Harkis de sous-hommes ?” (1)

En tout cas, il y en a au moins une qui ne partage par le point de vue du président de région. C’est l’ancienne ministre de la justice, Rachida Dati qui a plusieurs fois , selon Rue89 (10/09), qualifié de “gros raciste”, le ministre de l’intérieur. En réaction à la vidéo, les Verts ont fustigé “le racisme banal, bête et méchant” de Brice Hortefeux. Quant à Martine Aubry, première secrétaire du PS, elle a déclaré : “Les Français ne peuvent accepter qu’un ministre puisse s’exprimer ainsi. Je ne tolérerai pas que des propos racistes soient tenus dans notre pays. La France, ce n’est pas cela.”

Il n’est donc pas certain que cette interview de celui qui est toujours exclu du PS améliore son image, rue de Solférino, à quelques semaines de la désignation des têtes de liste pour les régionales. Du côté des Verts, la question ne se pose pas, puisque le parti écologiste a “exclut la reconduction du président sortant et du système qu’il a mis en place”.


Agression de Melun

19 septembre 2009

Communiqué de presse de l’Inter LGBT :

Jeudi 10 septembre, l’Inter-LGBT apprenait qu’une agression homophobe particulièrement violente à l’encontre d’un couple d’homosexuels s’était déroulée à Melun dans la nuit du 9 au 10 septembre.

Dans la journée du 11 septembre, plusieurs informations contradictoires circulaient jusqu’à aboutir en fin d’après-midi à l’annonce par le Procureur de la République de Melun d’une possible mise en garde à vue d’une des deux victimes, sur laquelle selon lui pesaient des soupçons particulièrement lourds.

Aucune garde à vue n’ayant été ordonnée de source sûre, le Procureur ne se serait-il pas imprudemment avancé alors que l’enquête reste à ce jour inachevée ? Il a ainsi désigné comme coupable l’une des victimes qui s’est retrouvée livrée à la vindicte publique, alors qu’elle a subi un traumatisme grave où l’homophobie a peut-être joué un rôle déterminant.

La prise de position publique du Procureur l’a alors assurément empêchée d’être soutenue pleinement par les associations de lutte contre les LGBTphobies, soucieuses à juste titre de ne pas commettre l’imprudence d’en appeler à l’homophobie trop vite et trop fort. Elles n’en seront que plus regardantes sur les conclusions de l’enquête et n’hésiteront pas à dénoncer la calomnie si celle-ci était démontrée.

En tout état de cause, l’Inter-LGBT entend rappeler que la présomption d’innocence doit profiter à tout justiciable. Elle s’interroge sur les raisons qui ont poussé un procureur, censé connaître la loi, à l’ignorer délibérément.


Metz et Moscou, même combat ?

18 septembre 2009

De Tetu :

Gay Pride de Metz: la municipalité épinglée par la Halde
Par Rédaction mercredi 16 septembre 2009, à 12h19 | 1382 vues
Plus de: Metz, lesbian & gay pride, manifestation

Mise à jour 17h50. En refusant à la Marche des fiertés messine, en 2004, le passage par le centre piétonnier de la ville, la mairie s’est rendue coupable de discrimination. C’est l’avis rendu par la Halde, juste avant le procès en appel intenté par l’association Couleurs gaies.

Lorsque, en 2004, le maire de Metz Jean-Marie Rausch (divers droite) a refusé à la lesbian & gay pride d’emprunter le plateau piétonnier du centre-ville, il agissait de façon discriminatoire. C’est ainsi qu’a tranché lundi la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité. Un avis rendu in extremis, juste avant le procès en appel qui a été avancé à demain, le 17 septembre.

La Fédération des associations LGBT ironise sur «l’orgueil des magistrats craignant la Halde»… En effet, c’est avec six mois d’avance que les juges vont se prononcer sur ce cas. Comme s’ils avaient craint de prendre en considération l’avis, promis en octobre, de la Halde, les magistrats ont opté pour cette date tout début septembre, explique Couleurs Gaies, l’association plaignante devant le tribunal administratif de Nancy (elle a perdu en première instance en décembre 2008). Heureusement, la Haute autorité ayant pu se prononcer en avance sur la date prévue, les juges ne pourront ignorer cet avis déterminant.

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Ciné-Histoire 13 octobre 2009

18 septembre 2009

Journée Ciné-Histoire, le mardi 13 octobre 2009 de 9h à 12h et de 14h30 à 17h à l’auditorium de l’Hôtel de Ville de Paris

FACE A LA SHOAH : RÉSISTER, DANS LE SILENCE DES NATIONS

Programme ICI.


Sortie du film “L’Armée du crime”

16 septembre 2009

L’Armée du crime
Réalisé par Robert Guédiguian
Avec Simon Abkarian, Virginie Ledoyen, Robinson Stévenin
Film français.
Genre : Historique
Durée : 2h 19min.
Année de production : 2008

Dans Paris occupé par les Allemands, l’ouvrier poète Missak Manouchian prend la tête d’un groupe de très jeunes Juifs, Hongrois, Polonais, Roumains, Espagnols, Italiens, Arméniens, déterminés à combattre pour libérer la France qu’ils aiment, celle des Droits de l’Homme. Dans la clandestinité, au péril de leur vie, ils deviennent des héros. Les attentats de ces partisans étrangers vont harceler les nazis et les collaborateurs. Alors, la police française va se déchaîner, multiplier ses effectifs, utiliser filatures, dénonciations, chantages, tortures…

Vingt-deux hommes et une femme seront condamnés à mort en février 1944. Dans une ultime opération de propagande, ils seront présentés comme une Armée du crime, leurs visages en médaillon sur un fond rouge placardés sur les murs de toutes les villes du pays. Ces immigrés, morts pour la France, entrent dans la légende.

C’est cette belle et tragique histoire que raconte le film.


Expo Missak Manouchian

16 septembre 2009

Exposition Missak MANOUCHIAN, du 14 au 26 sept
du lundi 14 au samedi 26 septembre 2009
À l’occasion de la sortie du film de Robert GUEDIGUIAN, « L’Armée du Crime », la Ville de Paris présente l’exposition
« Missak MANOUCHIAN, les Arméniens dans la Résistance en France »,
réalisée avec le concours du Mémorial du Maréchal LECLERC DE HAUTECLOCQUE et de la Libération de Paris – Musée Jean MOULIN.

L’exposition retrace les actions de la résistance arménienne en France en replaçant dans le contexte national et international Missak et Mélinée MANOUCHIAN, la Deuxième Guerre mondiale et l’engagement des Arméniens dans la Résistance en France, les Arméniens dans la Libération de Paris et du pays, la résistance arménienne saluée par la poésie et les lieux de mémoire.

Cette exposition rassemble des documents exceptionnels et inédits (films d’archives, lettres de fusillés, photographies, interviews) et rend hommage à l’implication profonde des Arméniens dans le combat pour la libération de la France, leur pays d’accueil.

Mairie du 4e
2 place Baudoyer
75004 Paris
Salle Jean Mouly
(dans la cour, par le 2 place Baudoyer)

Horaires
Lundi au vendredi 11h – 18h (19h le jeudi)
Samedi 10h – 12h et 14h – 17h
Fermeture le dimanche

Entrée libre


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