Georges Frêche prend la défense d’Hortefeux

19 septembre 2009

Après Guaino et Gaubert, Frêche. On a les soutiens que l’on mérite ?

Lu sur Montpellier-Journal.fr :

Le président de région considère que le ministre de l’intérieur “n’est pas raciste”. Des propos opposés à ceux de la direction nationale du PS.

Georges Frêche le 22 juin 2009 en conseil municipal de Montpellier. Dans une interview publiée ce matin dans Le Parisien-Aujourd’hui en France, Georges Frêche donne son point de vue sur les propos de Brice Hortefeux tenus à l’encontre d’un jeune militant UMP, d’origine maghrébine. À la question de savoir si le ministre de l’intérieur doit démissionner, le président de région répond : “C’est ridicule. J’ai entendu ses propos et je n’y trouve rien d’extraordinaire. Aujourd’hui, on demande à tous les hommes politiques de faire de la langue de bois sous peine d’être cloué au pilori. Hortefeux n’est pas raciste !” Rappelons que le ministre de l’intérieur, à l’assemblée nationale, avait répliqué à une question d’une député socialiste en s’interrogeant : “Où sont les regrets de celui qui a traité les Harkis de sous-hommes ?” (1)

En tout cas, il y en a au moins une qui ne partage par le point de vue du président de région. C’est l’ancienne ministre de la justice, Rachida Dati qui a plusieurs fois , selon Rue89 (10/09), qualifié de “gros raciste”, le ministre de l’intérieur. En réaction à la vidéo, les Verts ont fustigé “le racisme banal, bête et méchant” de Brice Hortefeux. Quant à Martine Aubry, première secrétaire du PS, elle a déclaré : “Les Français ne peuvent accepter qu’un ministre puisse s’exprimer ainsi. Je ne tolérerai pas que des propos racistes soient tenus dans notre pays. La France, ce n’est pas cela.”

Il n’est donc pas certain que cette interview de celui qui est toujours exclu du PS améliore son image, rue de Solférino, à quelques semaines de la désignation des têtes de liste pour les régionales. Du côté des Verts, la question ne se pose pas, puisque le parti écologiste a “exclut la reconduction du président sortant et du système qu’il a mis en place”.


Agression de Melun

19 septembre 2009

Communiqué de presse de l’Inter LGBT :

Jeudi 10 septembre, l’Inter-LGBT apprenait qu’une agression homophobe particulièrement violente à l’encontre d’un couple d’homosexuels s’était déroulée à Melun dans la nuit du 9 au 10 septembre.

Dans la journée du 11 septembre, plusieurs informations contradictoires circulaient jusqu’à aboutir en fin d’après-midi à l’annonce par le Procureur de la République de Melun d’une possible mise en garde à vue d’une des deux victimes, sur laquelle selon lui pesaient des soupçons particulièrement lourds.

Aucune garde à vue n’ayant été ordonnée de source sûre, le Procureur ne se serait-il pas imprudemment avancé alors que l’enquête reste à ce jour inachevée ? Il a ainsi désigné comme coupable l’une des victimes qui s’est retrouvée livrée à la vindicte publique, alors qu’elle a subi un traumatisme grave où l’homophobie a peut-être joué un rôle déterminant.

La prise de position publique du Procureur l’a alors assurément empêchée d’être soutenue pleinement par les associations de lutte contre les LGBTphobies, soucieuses à juste titre de ne pas commettre l’imprudence d’en appeler à l’homophobie trop vite et trop fort. Elles n’en seront que plus regardantes sur les conclusions de l’enquête et n’hésiteront pas à dénoncer la calomnie si celle-ci était démontrée.

En tout état de cause, l’Inter-LGBT entend rappeler que la présomption d’innocence doit profiter à tout justiciable. Elle s’interroge sur les raisons qui ont poussé un procureur, censé connaître la loi, à l’ignorer délibérément.


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