Ce soir sur France 3 : “12 balles dans la peau pour Pierre Laval”

27 octobre 2009

12 balles dans la peau pour Pierre Laval
Durée : 1 heure
Sous-titrage malentendant (Antiope).
Stéréo
En 16:9
Le sujet: Fusillé en 1945, Pierre Laval, homme clé du régime de Vichy, avait, avant la guerre, oeuvré comme avocat auprès des ouvriers et des pacifistes.

Plusieurs fois président du Conseil ou ministre sous la Troisième République, Pierre Laval (incarné dans le film par Christophe Malavoy) est resté dans la mémoire collective pour son rôle au sein du gouvernement de Vichy. Véritable numéro deux, après Philippe Pétain, il a eu un rôle capital dans la politique de collaboration avec les Allemands menée par l’Etat français de 1940 à 1945. Cependant, le parcours de cet ancien membre de la SFIO, pacifiste acharné et avocat défenseur de syndicalistes mais fervent anticommuniste, n’est pas aussi simple qu’on pourrait le penser. Il s’achèvera le 15 octobre 1945, dans la cour de la prison de Fresnes, face à un peloton d’exécution.

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“On ne peut pas définir l’identité nationale”

27 octobre 2009

Vu dans Sud-Ouest :

Selon l’historien démographe Hervé Le Bras, le débat voulu par Éric Besson est purement politicien. Dommage, car il y avait la place pour un travail de fond.

Le lancement d’un vaste débat sur l’identité nationale par Éric Besson fait des vagues, à huit mois des élections régionales. L’historien démographe Hervé Le Bras, directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS), analyse la situation.

« Sud Ouest ». Qu’y a-t-il derrière les termes « identité nationale » ?

Hervé Le Bras. Comme le disait le grand historien Fernand Braudel, on ne peut pas définir l’identité nationale. Les seuls moyens qu’on a de l’approcher, c’est de parler de l’histoire de la France, de l’espace français, de sa population et de l’histoire de son État. Je ne vois pas comment M. Besson peut espérer une analyse venant des députés et des sénateurs. Ce que je crains, c’est que ce sujet sur l’identité nationale ne soit le moyen d’aller contre les étrangers et les immigrés.

Que voulez-vous dire ?

Il y a eu une enquête sur l’intégration des immigrés faite par l’Ined (Institut national d’études démographiques) et l’Insee à la fin des années 1990. Les enquêteurs qualifiaient les différents groupes d’immigrés en les classant en Arabes, Kabyles, Portugais, Peuls, etc. Et, à la fin de l’étude, ils se sont demandé : Comment va-t-on nommer ceux qui ne correspondent pas ? Ils ont alors choisi « Français de souche ». Et c’est horrible. C’est un terme qui avait été employé par Pétain, un terme qui s’oppose aux autres. Voilà pourquoi j’ai beaucoup de craintes face à la dénomination « identité nationale ». Pour une étude sérieuse, il faudrait reprendre le travail de Braudel ou de son successeur à l’Académie française, Pierre Nora, sur « Les Lieux de mémoire ». C’est une autre façon de se demander ce qu’est la France, à travers toutes les traces qui sont restées de son Histoire. Je veux dire les monuments, le drapeau, la langue, le territoire, la statistique…

Nous voilà dans votre domaine ?

J’avais effectivement écrit un chapitre des « Lieux de mémoire » sur la statistique en France. C’est un des moyens pour caractériser l’identité d’un pays. Si c’est ça que M. Besson veut faire, pourquoi pas ? Mais, dans ce cas, il aurait dit qu’il allait consulter des historiens, des philosophes politiques, des démographes, des géographes. Au lieu de cela, il a de suite parlé de politiques, et c’est dangereux.

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Il faut sauver le soldat Guissé

27 octobre 2009

En proto-débat sur “l’identité nationale”, ça fait du bien de voir les vraies valeurs françaises :

Vu dans Paris-Normandie :

IDENTITE.Le ministère de la Justice veut retirer la nationalité française à Ounoussou Guissé, qui se bat pour la France depuis 2002. Il a servi au Tchad et en Afghanistan.

Pour ses supérieurs du 1er régiment de hussards parachutistes (RHP) de Tarbes, Ounoussou Guissé est un brigadier exemplaire. Qui devrait même bientôt devenir brigadier-chef. Pour le ministère de la Justice, le même homme ne mérite plus la nationalité française. Une situation paradoxale qui plonge ce Franco-Sénégalais, venu rejoindre son frère à Rouen en 1998 à l’âge de 17 ans, dans le plus profond désarroi.

Aujourd’hui, en début d’après-midi, c’est en uniforme et avec ses décorations qu’Ounoussou Guissé se présentera devant la cour d’appel du tribunal de grande instance de Rouen. La fin, il l’espère, d’un long feuilleton commencé le 18 décembre 2006. lorsqu’il reçoit une assignation à comparaître du ministère de la Justice qui souhaite lui retirer sa double nationalité.

Le privant du même coup de la possibilité de servir dans l’armée française. Un cauchemar pour ce soldat de 29 ans, engagé depuis 2002, et qui a participé à des campagnes au Tchad et plus récemment en Afghanistan, à l’Est de Kaboul, une région où dix militaires français ont perdu la vie en août 2008.

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“L’Antisémitisme à gauche, histoire d’un paradoxe de 1830 à nos jours” de Michel Dreyfus

27 octobre 2009

TRIBUNE & IDÉES HISTOIRE de l’Humanité :

Un paradoxe qui déchire la gauche depuis 1830
Michel Dreyfus montre comment des formes d’hostilité aux juifs ont pu coexister avec les combats pour l’émancipation humaine.
L’Antisémitisme à gauche, histoire d’un paradoxe de 1830 à nos jours, de Michel Dreyfus. Éditions la Découverte, 2009, 346 pages, 23 euros.

« Sujet peu exploré » et « histoire délicate » que celle de l’antisémitisme à gauche, d’après l’auteur qui se définit lui-même comme un « historien de gauche, juif et laïque ». L’étude est minutieuse, et porte avant tout sur le socialisme, le communisme, l’anarchisme et les différents mouvements d’extrême gauche. M. Dreyfus a utilisé l’abondante littérature déjà publiée depuis une vingtaine d’années sur l’antisémitisme et il y ajoute l’apport de recherches personnelles, notamment dans la presse d’extrême gauche (la Révolution prolétarienne, Libertaire, Voix de la paix, etc.). Il rappelle des règles de méthode : d’une part, l’Holocauste a modifié de façon radicale, surtout depuis 1980, la sensibilité à cette question.

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Cinéma et histoire

27 octobre 2009

Cycle de conférences sur l’histoire et le cinéma, animé par Belleville en vue(s).

[Infos vues sur Belleville-Village]

du 18 novembre au 16 juin 2010
Belleville en vue(s) a choisi cette année de présenter des films ayant un lien avec l’Histoire et particulièrement avec des événements qui ont marqué le 20e siècle.

Au delà du “film en costumes”, le cinéma, art de la reconstruction du passé comme du présent, est intimement lié à l’Histoire du 20e siècle, puisqu’il a grandi avec lui et qu’il en a gardé la trace en image. Comment le cinéma évoque, raconte ou parfois réécrit l’Histoire ?

Des événements pris sur le vif à la pure fiction, de l’évocation d’une figure historique au rapport entre l’individu et la mémoire collective, à travers la fiction, le documentaire ou le court métrage, comment l’Histoire influence le cinéma et vice-versa.

Programme du cycle :

Mercredi 18 novembre 2009
La France, de Serge Bozon (France, 2007, 1h42)
A travers l’errance d’un groupe de soldats dans des paysages ravagés par la Grande guerre, La France évoque la folie et l’absurdité de celle-ci, qui contrastent avec le profond besoin d’humanité des protagonistes. Loin du classique film de guerre, La France apporte une vision très contemporaine de la Première guerre mondiale.

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