Sur Canal Plus ce soir : La ratonnade oubliéeMarseille 1973

27 novembre 2009

Sur le blog Le Veilleur du jour (Le Monde) :

Eté 1973 à Marseille. Sur les murs de la ville, les slogans «Mort aux Arabes» se multiplient. Le 14 août, Ahcène, dix-huit ans, est tué dans la rue par un homme qui ne le connaissait même pas. Dans les jours qui suivent, les actes de violence vont croissant. Le 25 aoraton2.1259324722.JPGût 1973, à Marseille, le meurtre d’un conducteur de bus par un immigré algérien fait les gros titres des quotidiens. L’éditorial de Gabriel Domenech dans Le Méridional (à lire sur ce site) met le feu aux poudres en appelant à la vengeance. Pendant plusieurs mois, des meurtres vont être commis dans tout le sud de la France. Une seule et même cible : des Arabes…

Ce climat de haine xénophobe aboutit le 12 décembre 1973 à son paroxysme avec l’attentat du Consulat algérien (capture d’écan ci-dessus), rue Dieudé à Marseille. (Voir sur le site de l’Ina, le reportage de l’époque). La bombe déposée dans le hall du consulat devait faire quatre morts et une trentaine de blessés (dont douze graves) parmi les personnes qui attendaient leur tour de passage. Cet attentat, venant après d’autres (contre le siège d’Air Algérie ou celui de l’Amicale des Algériens) a suscité une grande émotion… parmi les Algériens de Marseille. Le lendemain, plus de 3.000 d’entre eux allaient manifester. Lire d’Yves Gastaut, « La Flambée raciste de 1973, en France ».

Lire la suite »


Ils sont tellement marrants, nos amis iraniens…

26 novembre 2009

PROCHE MOYEN-ORIENTL’Iran confisque son Prix Nobel à Shirin Ebadi
AP | 26.11.2009 | 19:18
C’est sans précédent dans l’histoire du Prix Nobel de la Paix: les autorités iraniennes ont confisqué la médaille et le diplôme obtenus par Shirin Ebadi lors de la remise de la prestigieuse récompense à Oslo en 2003, a annoncé jeudi le gouvernement norvégien.

Le ministre norvégien des Affaires étrangères Jonas Gahr Stoere a dénoncé une initiative “choquante”. C’est “la première fois qu’un Prix Nobel de la Paix est confisqué par des autorités nationales”, a-t-il déploré.

A Oslo, le chargé d’affaires de l’ambassade d’Iran en Norvège a été convoqué mercredi au ministère norvégien des Affaires étrangères qui a émis une protestation officielle, a précisé la porte-parole du ministère, Ragnhild Imerslund.

L’ambassade d’Iran en Norvège n’a pas souhaité faire de commentaire. Shirin Ebadi, qui se trouve à l’étranger, n’était pas joignable jeudi pour réagir à l’incident.

Lire la suite »


Rapport du Club Averroës sur la diversité dans les médias

25 novembre 2009

Le Rapport annuel 2009 du Club Averroes est disponible dès aujourd’hui 25 novembre. Réalisé par les membres du Club Averroes, tous professionnels des médias, le rapport porte sur la période qui court de septembre 2008 à novembre 2009.

Ce travail a pour objectif de mettre en lumière les politiques exemplaires et celles qui le sont moins en matière de représentation de la diversité. A différentes étapes de sa réalisation, les rédacteurs ont consulté de nombreux professionnels des médias : diffuseurs, producteurs, journalistes, animateurs, comédiens, scénaristes, institutionnels, …

Il vous suffit de cliquer ICI pour le télécharger.


Engagement pour la banlieue… pourquoi agir, puisqu’on a un symbole ?

22 novembre 2009

Coup de gueule….

A la lecture des ces articles (ICI et ICI) du Parisien (accès gratuit), on commence à comprendre qu’à mi mandat présidentiel, nous avons eu ni Karcher ni Plan Marshall en banlieue. Les cités sont encore plus dangereuses pour leurs habitants, les perspectives encore plus bouchées pour leurs enfants.

A la lecture d’articles (payants) du même dossier, on comprend mieux…

Fadela Amara sait exactement à quoi elle doit sa place dans le gouvernement : « Nicolas Sarkozy m’a prise parce que j’étais femme, de gauche, arabe, issue des quartiers et présidente deNi putes ni soumises. »

« Fadela nous est utile, car c’est un vrai symbole », approuve Brice Hortefeux, le ministre de l’Intérieur.

Le coût du “Plan Marshall” ? L’indemnité de Mme la Secrétaire d’Etat, défenseure à ses heures perdues du pôvre Jeannot Sarkozy de Nagy-Bocsa, victime de la pire discrimination jamais connue en France.


Etes-vous sûr(e)s d’être Français ?

19 novembre 2009

NATIONALITE
Etes-vous sûr(e)s d’être Français ?
NOUVELOBS.COM | 19.11.2009 | 09:52
Réagissez à l’article 40 réactions
A l’heure où le débat sur l’identité nationale s’embrase, des milliers de Français sont, dans les faits, contraints de prouver leur nationalité. Enquête sur le durcissement de l’administration française.

Ounoussou Guissé aura eu besoin de trois ans pour prouver qu’il était Français. Et de deux rencontres avec Hervé Morin. La première fois, c’était le 31 décembre 2008, en Afghanistan. Le ministre de la défense était venu fêter le réveillon avec son régiment, là où avait eu lieu quelques mois auparavant l’embuscade qui a coûté la vie à dix soldats Français. “Je connaissais l’un deux, on avait été au Tchad ensemble”, se rappelle cet hussard parachutiste. Pourtant, Ounoussou n’a pas hésité à se porter volontaire pour “l’afgha”. C’est un patriote, un vrai. Qui parle de sa fierté “à servir le drapeau Français”. Répète qu’il “n’a pas peur”, puisque “c’est le métier”. Pendant ces nuits glaciales, ce ne sont ni les risques, ni ce froid de gueux qui le tenaient éveillés, Ounoussou. Mais ce qu’il appelle pudiquement « ses problèmes de papiers ». En 2007, le para a été convoqué par le tribunal de Rouen qui conteste sa nationalité Française. Lui, qui a toujours eu un passeport et une carte d’identité Française ! Lui dont le père a été naturalisé en 1962 ! Le tribunal, invoquant un récent arrêt de la cour de Cassation, a estimé que la nationalité Française a été à l’époque donnée par erreur au père, aujourd’hui décédé. A titre posthume, il veut (et peut) donc la lui retirer. A lui et à ses fils. Eh oui, c’est fragile une nationalité. Cela se donne, cela se perd. Même cinquante ans après. Ounoussou n’a rien compris. “J’ai toujours travaillé, payé mes impôts, servi mon pays”. Il en a pleuré de rage, le soir, dans son lit. L’enfer juridique a commencé. L’affaire a été jugée une première fois en 2008. Ounoussou a gagné. “J’étais tellement content que j’ai payé mon coup à tout le régiment”. Las ! Dix jours après, coup de massue : le parquet a fait appel. Ounoussou est encore en Afghanistan quand il apprend la nouvelle, à se geler dans un VAB (Véhicule Avant Blindé). Octobre 2009. Cette fois ci, c’est en uniforme qu’Ounoussou va braver le tribunal. Il est reçu par Hervé Morin qui s’offusque de cette “situation kafkaïenne”. Même Eric Besson se fend d’un communiqué : considérant déjà que l’impétrant n’est plus Français, il lui assure qu’une demande de “naturalisation pour services exceptionnels rendus à la France” sera examinée de façon favorable (1). Hier, le tribunal a enfin reconnu qu’Ounoussou Guissé était Français…Au bout de trois longues années de procédures.

Lire la suite »


Eric Raoult : Malsain

16 novembre 2009

Du blog de Bertrand Delanoë :

La polémique lancée par Eric Raoult à propos des déclarations de Marie N’Diaye serait juste absurde si elle n’était pas profondément malsaine.

Absurde en effet ce prétendu « devoir de réserve » qui devrait s’appliquer aux écrivains récompensés par le prix Goncourt : ce devoir là ne s’impose qu’à certains fonctionnaires, les « fonctionnaires d’autorité » à qui il est légitimement demandé de ne pas tenir de critiques publiques vis-à-vis des décisions prises par le gouvernement. Mais en quoi un prix littéraire aurait-il vocation à brider la liberté de parole de l’écrivain, liberté fondamentale de tout citoyen, constitutive de l’activité artistique elle-même ? A cette interrogation, le député de Seine Saint-Denis ne répond pas. Ou plutôt, il préfère probablement ne pas répondre. C’est là où la polémique devient malsaine.

Lire la suite »


Festival CinéRepères

16 novembre 2009

L’UniverCité
Programme du Festival CinéRepères de la Cité de l’Immigration du 20 au 22 novembre 2009.

Ciné-Repères, le festival, rend hommage à de grands cinéastes maghrébins ou d’origine maghrébine, avec au total une quinzaine de projections organisées autour des thématiques développées dans l’exposition temporaire “Générations, un siècle d’histoire culturelle des Maghrébins en France”.


UniverCité : conférences de la Cité de l’Immigration

16 novembre 2009

L’UniverCité
Le cycle de conférences de la Cité de l’Immigration

Jeudi 26 novembre 2009, à 18h30

La France, terre d’immigration
Une histoire très ancienne
Conférence de Philippe Joutard | historien, ancien recteur
Animée par Jacques Berlioz | directeur de l’École nationale des chartes

Sous ce titre déroutant pour ne pas dire provocateur, Philippe Joutard ne veut pas remettre en cause le caractère nouveau de l’immigration de masse contemporaine, fondement historique de la Cité.
Mais à travers la longue durée, il s’interroge sur l’ancienneté du phénomène en France. Sous une forme plus qualitative que quantitative, ne serait-ce pas un des caractères originaux de l’histoire française ? L’hypothèse mérite d’être explorée, non pas à travers des exemples bien connus gardes suisses ou négociants hollandais ; ni même grâce à l’historiographie neuve d’un Peter Sahlins, mais d’une façon plus significative, plus profonde, mais moins familière chez les historiens, les mythologies, les récits de fondations et la langue. On y découvre l’acceptation tranquille d’origines étrangères et l’ampleur des métissages.

Lire la suite »


Rapprochement troublant…

14 novembre 2009

Un coup de gueule…

En tant qu’administrateur de la Fédération internationale des Gay Games, j’ai été invité aujourd’hui au “match contre toutes les discriminations” organisé par le club Paris Foot Gay et la Ville de Paris après l’affaire du refus du club Créteil Bébel de jouer contre PFG. C’est une opération méritoire, amusante, où des gens de tous bords se sont retrouvés pour témoigner de leur refus de l’homophobie et toutes les discriminations.

L’après midi est long, je fais une pause pipi. Et dans la cabine des toilettes du stade Charléty, que vois-je écrit sur la porte ? Un joli message : DSC08333
Pour ceux qui ne peuvent lire l’inscription, la voici : “BOUGNOULES = RACE de pUTE / de pd SIDAIQUE DENCULES / DEHORS la VERMINE / la RACAILLE”.

Je pourrais m’emporter contre celui qui a écrit ses paroles. Ou contre ses parents. Ou ses enseignants (du moins ses profs de français). Mais aujourd’hui je vais m’emporter contre la Ville de Paris.

En effet, quelle que soit la cabine que j’aurais utilisée, j’aurais trouvé un message semblable. Et ce n’est pas uniquement dans les stades ou gymnases qu’on trouve ces mots doux. J’en ai vu en mairie d’arrondissement et ailleurs.

La Ville dispose d’une équipe qui nettoie des tags sur des bâtiments privés. Ne faudrait-il pas qu’elle veille un peu sur ce qui se passe dans ses propres locaux ?


Compte-rendu de séance du 13 octobre 2009 : La journée de la jupe

13 novembre 2009

Séance du 13 octobre 2009
La laïcité
La Journée de la jupe
Date de sortie : 25 Mars 2009
Réalisateur : Jean-Paul Lilienfeld
Débattrice : Elisabeth Martin
Avec Isabelle Adjani, Denis Podalydès, Yann Collette
Film belge, français.
Genre : Comédie dramatique
Durée : 1h 28min.
Année de production : 2008

Résumé :
Un collège difficile, quelque part en banlieue. Une enseignante (Isabelle Adjani) tente d’y faire apprécier à sa classe les vertus de Molière. Elle ne recueille qu’indifférence, quolibets et insolences. Un pistolet s’échappe soudain du sac d’un petit caïd. A bout de nerfs, la prof s’en empare et prend sa classe en otage. La peur change soudain de camp. Tandis que le Raid investit l’établissement et commence à négocier à l’aveuglette, Sonia l’enseignante se lance dans un long cours de morale civique, clouant au pilori les croyances rétrogrades et le machisme des petits durs qui font régner la terreur.

Compte rendu de séance :
Film choc, s’il en faut et débattrice tout aussi choc ! Tout était réuni pour que la première séance du programme 2009/10 consacrée à la projection du film de J.P. Lilienfeld, soit une vraie réussite.

On connaît le scénario du film : une jeune enseignante, interprétée par Isabelle Adjani, confrontée à l’insubordination de sa classe, la prend en otage et oblige ses élèves à lui obéir sous la menace d’un révolver appartenant à l’un d’eux. Succès du film sans doute un peu caricatural, mais qui traite sans complexe des questions qui se posent aujourd’hui aux enseignants, aux responsables politiques et aux parents. Succès aussi du à la personnalité et à la compétence de notre débattrice, Elisabeth Martin, enseignante et Coordonnatrice des dispositifs relais de l’académie de Versailles. D’emblée elle a suscité d’innombrables questions des élèves et de certains professeurs présents, y a répondu sans faille. Elle a mené le débat jusqu’à la conclusion à laquelle elle souhaitait aboutir : souligner l’importance de l’éducation dans le « devenir » de chacun, ne laisser personne sur la route et, sans nier la responsabilité du corps enseignant, insister sur celle des élèves qui doivent se prendre en charge…

Lire la suite »


Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.