Darfou, l’oubli

19 avril 2010

Paru dans le journal d’Avril 2010

Camps de réfugiés darfouris au Soudan

8ans ! Le conflit du Darfour entre dans sa huitième année!

Nous nous sommes, avec d’autres, mobilisés, de 2004 à 2007, pour dénoncer les déplacements de populations, viols, massacres par armes et famine des darfouris dont les gouvernants et leurs séides convoitent les terres. J’ai, dans ces colonnes, tenté de comprendre l’historique de ce conflit et me suis insurgé, comme d’autres, de la passivité des Etats arabes devant les exactions commises sur des musulmans par un pays frère, le Soudan d’Omar El Béchir. Les Nations Unies, l’Union Africaine et de nombreuses ONG se sont impliquées pour soigner, protéger et nourrir les 2,7 millions de personnes déplacées dans des camps surpeuplés.

Nous réclamions alors, et attendions impatiemment une force capable d’arrêter les tueries. Depuis début 2008, une armée de l’Union Africaine forte de 26 000 hommes tente de s’interposer. D’un coté l’armée soudanaise et les massacreurs janjawids; de l’autre, les rebelles darfouris et les hordes affamées chassées de leurs terres. Dès lors, un silence trompeur s’est installé. Moins d’informations alarmantes nous parvenaient… et on a espéré…

Quelle erreur! La tragédie se poursuit à bas bruit. Diplomatiquement, on parle de massacres “de faible intensité”. La Cour Pénale Internationale a condamné Omar El Béchir pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Que cela a-t-il changé? Certes, il hésite quelque peu à sortir de son pays!

Il n’hésite pas, en revanche, à continuer de lancer raids et razzias jusqu’au Tchad voisin. Fort du véto au Conseil de sécurité, de la Chine et de la Russie, pour qui chaque nation a le droit de massacrer ses propres concitoyens, et sûr de la passivité de la communauté internationale, pourquoi s’arrêterait-il?

Le 11 avril prochain, El Béchir est candidat aux présidentielles. Déjà, il brandit de prétendus accords signés avec les rebelles darfouris.

Un scrutin inévitablement truqué entraînera de nouvelles violences.

Angelina Jolie vient d’interpeller Barak Obama, et l’action de George Clooney pour le Darfour est exemplaire.

Nous ici, loin du médiatique, que pouvons-nous faire d’efficace?

Soutenons les ONG et les associations (Urgence Darfour, Sauver le Darfour, etc) qui oeuvrent inlassablement pour dénoncer les exactions et aider autant que faire se peut, les populations.

Appuyons la requête du procureur de la Cour Pénale Internationale visant à obtenir l’inculpation supplémentaire d’El Béchir pour crime de génocide.

Imposons à nos gouvernants de ne pas reconnaître sa réélection.

Le 9 janvier dernier, nous étions nombreux à la soirée au profit du Collectif Urgence Darfour. Plusieurs orateurs invités par Jacky Mamou, dont Bernard Henri Lévy, André Gluksmann ont décrit la situation actuelle. BHL a parlé d’une extermination “à l’étouffée” et déploré qu’en 2 ans les promesses n’aient pas été tenues. Il a rappelé que juste avant les élections présidentielles, en Avril 2007, gauche et droite confondues avaient signé devant nous, à la Mutualité, la charte pour le Darfour élaborée par Jacky Mamou et François Zimmeray. Nicole Guedj (pour Nicolas Sarkozy), Ségolène Royal, Dominique Voynet, François Bayrou, Bernard Kouchner, etc., tous présents, l’ont signée. Rappelons-les fermement à leur signature.

Maurice Benzaquen


Haïti, un destin tragique qui n’est pas une fatalité

19 avril 2010

Paru dans le journal d’Avril 2010

Le séisme qui a frappé Haïti le 12 janvier dernier laisse une impression de désolation humaine absolue : 230 000 morts, des dizaines de milliers de blessés et plus d’un million de sans abri.

Ce cataclysme a frappé un Etat haïtien faible et dépendant de l’aide internationale pour financer son budget et assurer la sécurité du pays. Il a achevé de ruiner le pays le plus pauvre des Amériques, avec ses 9 millions d’habitants et sa superficie presque équivalente à la Belgique, où l’espérance de vie est de 52 ans, le taux de chômage de 60% et la déforestation menace gravement l’agriculture. Un double paradoxe retient l’attention. Haïti a longtemps figuré parmi les pays les plus aidés au monde par habitant et a pourtant vu son PIB diminuer significativement au cours des dernières décennies, Haïti a une élite culturelle d’exception et 80% d’analphabètes. Ce double paradoxe permet d’éclairer la situation actuelle et l’horizon des possibles.

Toussaint Louverture lisant aux esclaves la déclaration universelle des droits de l'homme et du citoyen

Ces paradoxes trouvent leurs causes dans le passé. Haïti est né sous les auspices les plus glorieux qui soient. En 1791, Toussaint Louverture accomplit l’universalité de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen. Les révolutionnaires français sont contraints d’y abolir l’esclavage en 1793. En 1802, Napolélon fait arrêter Toussaint Louverture qui mourra en captivité en France, mais le peuple reprend la lutte pour son son indépendance sous la direction de Jean-Jacques Dessalines. Les troupes françaises sont défaites et Haïti proclame son indépendance le 1er janvier 1804. En 1825, le roi Charles X envoie des troupes et le président haïtien Boyer est contraint de dédommager la France et les colons en échange d’une reconnaissance de l’indépendance de son pays. Haïti paiera longtemps des indemnités qui pèseront très lourdement sur le pays.

Dès le milieu du XIXème siècle, Haïti sombre dans l’instabilité politique. Les legs de la révolution et l’indépendance sont pourtant durables, de nombreux Haïtiens ressentent légitimement une fierté patriotique chevillée au coeur et la fécondité des intellectuels haïtiens y trouve ses racines. Mais les structures culturelles héritées de l’esclavage continuent de peser lourdement. Le dualisme de la société haïtienne perdure jusqu’à aujourd’hui.

L’Etat est côtier et occidentalisé, militarisé et brutal, et il a instauré des rapports d’exploitation et d’exclusion de la masse rurale “africaine” qui constitue le “pays en dehors”. Jusqu’à aujourd’hui, quelques familles métisses et francophones détiennent l’économie, détournent une partie de l’aide internationale et n’investissent quasiment pas dans le pays, tandis que la paysannerie créole s’est “habituée” à l’incurie de l’Etat souvent vu comme son ennemi.

La présidence des Duvalier (1957-1986) constitue un tournant dramatique et pousse l’élite intellectuelle à l’exil. Les Duvalier instaurent une dictature sanglante en s’appuyant sur les “tontons macoutes”, une milice qui ne touche aucun salaire et vit de l’extorsion et du crime organisé. Duvalier père s’appuie sur une idéologie raciste, le “noirisme”, qui oppose les noirs aux mulâtres et réactive les démons du passé de l’esclavage. Les libertés civiles sont supprimées, la corruption s’étend à tout l’appareil d’Etat, pillages, exécutions sommaires et viols deviennent le quotidien. L’arbitraire et l’impunité détruisent les liens sociaux et conduisent au repli identitaire.

Paysans haïtiens préparant une parcelle

L’élection du Président Aristide en 1991 fait naître de grands espoirs, mais la violence d’Etat et des milices privées reprennent rapidement après son retour en 1993. Le Président Aristide instrumentalise l’histoire et la mémoire du peuple haïtien en demandant la restitution par la France des indemnités de 1825 (près de 21 milliards d’euros) et des réparations au titre de l’esclavage. Sa seconde présidence s’achève dans la violence et l’impunité de sa milice, les “chimères”. Et rien n’a changé pour la population rurale qui vit toujours dans le “pays en dehors”, pauvre, analphabète et enclavée.

La solidarité internationale après le tremblement de terre peut contribuer à construire les infrastructures de la démocratie que sont les routes, les écoles, l’électricité… Mais le futur des Haïtiens dépendra avant tout d’eux-mêmes. Depuis quelques années, on assiste à l’émergence d’une conscience nationale et non plus nationaliste ou “noiriste”, à travers une opposition civile, le maintien de médias d’information et d’opinion indépendants, l’essor de chambres de commerce plus soucieuses qu’auparavant de l’intérêt collectif.

Cette évolution permet d’espérer la réconciliation de l’Etat et de la nation haïtienne, indispensable au développement du pays. Les élites haïtiennes, qu’elles vivent dans le pays ou en diaspora, peuvent relever ces défis. Des personnalités politiques comme Michelle Pierre Louis pourraient incarner un pouvoir démocratique respectueux du peuple et de la société civile. Les nombreux intellectuels et artistes haïtiens peuvent créer un imaginaire collectif débarrassé des spectres du passé.

Haïti n’est pas condamné à la tragédie. Entendons les paroles de Michèle Montas, ancienne porte-parole de l’ONU et veuve du grand journaliste Jean Dominique assassiné en 2000, qui affirmait après le séisme : “Haïti est bien vivante et personnellement j’ai une confiance illimitée dans la capacité du peuple haïtien à réinventer son avenir.

Rose Lallier


Aux funérailles de la mémoire

19 avril 2010

Paru dans le journal d’Avril 2010

Auschwitz-Birkenau, commémoration du 27 janvier 2010

Tous les ans, le 27 janvier, est commémorée la libération du camp d’Auschwitz. Cette année, pour le 65ème anniversaire de cette libération, la commémoration se devait d’être plus solennelle qu’à l’accoutumée et les derniers témoins plus et mieux entendus encore. Apparemment ce ne fut pas le cas et cette cérémonie “sans âme et sans égard pour les victimes”, n’a été, semble-til, qu’“officielle”. Cest en tout cas ce qui ressort du remarquable témoignage paru dans le Libération du 14 février dernier, de l’écrivain Catherine Herszberg qui, avec beaucoup de talent et d’humour (il en faut une sacrée dose dans certains cas), raconte sa visite à Auschwitz en compagnie de l’une des deux rescapés de sa famille. Intéressés par ce témoignage et surtout par le problème qu’il pose au “passeur” de mémoire que notre association s’applique à être, nous avons contacté Catherine Herszberg qui avec une grande gentillesse et générosité, nous a proposé de publier l’extrait ci-dessous.

“Je viens d’une de ces tribus où les camps ont une puissance de réalité telle que leur évocation ponctue les causeries les plus ordinaires. Sans drame, ou exceptionnellement, ou en passant, ou juste comme ça, le camp surgit dans la phrase puis la quitte aussitôt comme il en va du vocabulaire quotidien. Aussi n’ai-je jamais eu envie de voir Auschwitz- Birkenau, jamais. Mais tout récemment, à l’occasion du 65ème anniversaire de la libération du camp, l’une des deux rescapés de ma famille a manifesté le désir de s’y rendre une fois encore, la dernière, sur les traces de sa mémoire et pour dire adieu aux siens.

Y aller avec Régine, cette toute petite femme rétrécie au fil des ans, 90 ans, d’une vitalité à épuiser un enfant, était une occasion sans doute sans lendemain. “Je viens avec toi. – Ah ! quel bonheur…” Plus question de reculer.

Pourtant l’affaire m’a vite paru mal engagée. Et d’abord le courrier de la puissance invitante, le secrétariat d’Etat à la défense et aux anciens combattants. “Il m’est particulièrement agréable de vous convier (…) à accompagner le ministre pour ce déplacement symbolique.” J’ai pensé : Auschwitz est j’espère trop réel pour devenir symbolique.

Et aussi : les déportés n’accompagnent personne dans les camps, ils y reçoivent.

Et encore : a-t-on besoin de figurants pour la photo?

Mais il y a des sujets, comme celui-là, où on est très pointilleux et on avance tous sens dégainés. Il fallait tempérer. La formulation était maladroite mais le coeur devait y être. J’avais mauvais esprit. A quelques jours du départ, on a reçu le programme de la journée dans une enveloppe aux couleurs de la France, certifiée ministère de la Défense. Au milieu de l’enveloppe, imprimé sur un sticker, mon nom ès qualité : C. H., Accompagnatrice, Union des déportés d’Auschwitz. “Allo, t’as reçu ta convocation? – Oui, Régine. – Ils ont mis quoi sur ton enveloppe? –Accompagnatrice. Et sur la tienne? –Ancienne déportée. – Sur l’enveloppe?… Ils ont mis ça sur l’enveloppe?! – Oui, sur l’enveloppe.” Ils auraient dû mettre le numéro, m’a dit un ami. Mes amis aussi ont mauvais esprit.

Le 27 janvier, à 5h du matin, on a rejoint l’avion officiel. A bord, quelque 170 passagers, le ministre et sa troupe, des personnalités, des parlementaires, des lycéens… et seize anciens déportés de 80 ans bien passés. Nous nous sommes posés à Cracovie par – 17° pour embarquer dans des bus direction Oswiecim. A chaque bus son “chef de groupe”. La nôtre fit preuve d’un talent certain pour l’animation collective. Puisque le bus transportait des déportés et des lycéens – lauréats, qui plus est, du concours national de la Résistance –, ils allaient se causer.

A voix haute. Au micro. On appelle ça la transmission de mémoire. La chef de groupe : “Madame M. venez, venez vous asseoir devant, prenez le micro, venez témoigner pour les jeunes et eux vous poseront des questions”. La voix de Madame M. s’élève dans le bus, au micro, entraînée malgré elle dans le circuit découverte de l’extermination. “Mes parents et dix de mes frères et soeurs ont été gazés dès le départ…”

Trois jeunes lycéens ont pris place à ses pieds, tendus vers la transmission de mémoire… “Et le SS était capable de prendre mon numéro et de me fusiller…”

Madame M. sollicite les adolescents pour qu’ils posent des questions…“Vous n’imaginez pas ce qu’était l’appel, dans le froid glacial, nus, pendant des heures…” Madame M. insiste pour entendre des questions, les lycéens sont à la peine… “Et la faim? heureusement vous ne savez pas ce qu’est la faim…”

Au fond du bus, la conversation a repris normalement – la mémoire y avait sans doute déjà été transmise…“Les cheminées brûlaient constamment…” Les lycées ont fini par dénicher quelques questions…“Il y avait une odeur à Auschwitz qu’on ne peut pas oublier…” J’ai pensé que cette voix allait sans fin s’écouler du micro, couvrant sans l’effacer le brouhaha des conversations et soudain, ce fut irrépressible, j’ai bondi au fond du bus vers la chef de groupe: “Vous allez nous faire subir ça jusqu’au bout? C’est obscène!…” La chef de groupe (professionnelle) : “Pour toute réclamation, adressez-vous au service du protocole”. Autour de nous quelques parlementaires avaient écouté, surpris et muets.

Ce n’était donc pas obscène. J’avais mauvais esprit.

[…] Dans l’avion, au retour, les langues se sont déliées sur cette invraisemblable commémoration, la dernière où s’étaient joints des survivants a répété la presse du jour et du lendemain qui n’y avait rien vu.

Quant à moi, ce 27 janvier 2010 à Auschwitz-Birkenau, j’ai eu la sensation bouleversante d’avoir participé au cortège funéraire de la mémoire.”

Catherine Herszberg


Crise mondiale : toute la vérité sur internet

19 avril 2010

Paru dans  le journal d’Avril 2010

Usrael, le pouvoir caché de qui vous savez...

La presse a-t-elle encore un avenir? Telle était la question posée il y a quelques semaines par la chaîne Arte. Entre les journaux gratuits, la diminution de la publicité, l’expansion du net, il paraît qu’elle est mal partie.

Le net, précisément. Entre autres invités, un fervent adepte et pratiquant d’internet, animateur d’un site d’“information” récemment condamné à quatre mois de prison avec sursis pour avoir dit la “vérité”. A savoir, les véritables raisons du chaos actuel. Sans surprise. Les coupables habituels — qui vous savez — engagés naturellement dans un gigantesque complot sioniste pour la domination du monde, rien de nouveau sous le soleil. Ce site ouvre bien entendu l’accès aux grands classiques du genre, clichés mille fois millénaires avec quelques ajouts sans surprises en accord avec la situation actuelle. Chacun peut y voyager sans efforts entre les “Protocoles des Sages de Sion” et “Bagatelles pour un massacre”, sans risquer l’infarctus. Pourquoi alors en parler? C’est qu’il y a quelques nouveautés.

Par où commencer? Priorité à l’actualité :

Enfin une piste crédible sur les vrais responsables du 11 septembre!

—Une Revue Antisioniste, fondée en juin 2009 par t, présente une Liste Antisioniste, “pour une Europe libérée” non seulement de la censure, mais du communautarisme (lequel?), des spéculateurs et de l’OTAN. Nous sommes à l’occasion prévenus que nous filons tout droit vers l’apocalypse, car “la machine de guerre USraélienne” a besoin en ce moment d’une “relance psychologique”, puisque “le 11 septembre est déjà loin et son effet hypnotique sur l’opinion publique internationale s’est nettement atténué, d’autant plus que la thèse officielle est de plus en plus ouvertement contestée y compris par des personnalités de premier plan”. Voir Thierry Meyssan, inoubliable auteur de la thèse non officielle du complot. Les preuves :

— Haïti : “Le séisme qui a frappé Haïti a-t-il été provoqué par l’armée US?

Selon des sources militaires russes, ce serait le cas”. C’est “techniquement possible et stratégiquement cohérent”, affirme l’ami Thierry Meyssan. D’ailleurs, les sionistes en ont déjà profité pour envahir Haïti.

Le terrible attentat de masse que nous prépare tout ce beau monde ne se passera pas cette fois-ci nécessairement aux USA. Il permettra “de remobiliser l’opinion contre le front mondial de résistance à l’Empire Usraël, dont les pays musulmans, notamment l’Iran, sont le noyau dur”.

—L’attentat manqué de justesse sur une ligne d’aviation américaine est la première étape de la préparation psychologique de l’opinion “en vue de conflits majeurs aux conséquences incalculables”.

—Les juifs israéliens ne se sont pas fait vacciner contre la grippe A. Vous avez compris? Comme pour le 11 septembre, ils ont tout machiné toujours bien informés avant les catastrophes. Sans compter qu’ils s’enrichissent considérablement en ce moment sur le marché des médicaments : “L’entité sioniste fait fortune à travers la contrefaçon des médicaments”. Précisions : “Les taux du commerce dans la contrefaçon des médicaments dans les marchés de l’occupation sioniste atteint entre 22 et 27 millions de dollars, a révélé le ministère de la santé et de la police de l’entité de l’occupation”. Comprenne qui pourra.

—DSK est un “pion mondialiste et sioniste”, Dalil Boubakeur, le Recteur de la Mosquée de Paris, est “la femme de ménage des sionistes”, Obama, malgré ses débuts prometteurs, n’est finalement qu’un “pantin sioniste” comme les autres, Eisenhower dont le nom d’origine était Eisenhaur était “affectueusement” surnommé “le terrible juif suédois”(?) à West Point. On peut aussi “creuser les origines” de Churchill-Jacobson, Roosevelt- Rosenfeld, Stalin-Djugashvili, etc…

—“Le pédophile juif violeur Polanski”, nouvelle preuve (de quoi?)

—Pour les références littéraires, il est toujours bon de rappeler ces quelques lignes de Voltaire : Si nous lisions l’histoire des Juifs écrite par un auteur d’une autre nation (…), nous ne croirions pas qu’un peuple aussi abominable (les juifs) eut pu exister sur la terre. Mais comme cette nation elle-même nous rapporte tous ses faits dans ses livres saints, il faut la croire.

Une prochaine fois, je me propose de vous “révéler” le lien qui relie le Système de la Réserve fédérale, fondé au XIXème siècle aux Etats-Unis par des “banquiers internationaux”, au “camp de concentration de Gaza”. Mais la nausée m’empêche de continuer. Non j’éprouve plutôt de la pitié pour ce pauvre “auteur jugé antisémite” qui ne peut même plus s’exprimer librement. C’est vrai, à la fin : En France on peut aujourd’hui “traiter quelqu’un de nègre, de bougnoule (…) sans se faire inquiéter par la justice. Par contre, osez l’insulte youpin (quel que soit le contexte), et vous aurez la justice sur le dos”. Où va la France?

Au fait, ce site “antisioniste” injustement condamné n’est-il pas un peu trop risible, voire déraisonnable, pour être vrai? Ne serait-ce pas plutôt une ruse de plus des organes de la “flicaille mossadiste” pour mieux déconsidérer l’antisionisme? Faut-il pleurer, faut-il en rire?

Entre l’inquiétude et la pitié.

Colette Gutman


Arménie…tête de turc?

19 avril 2010

Paru dans le journal d’avril 2010

Arméniens massacrés à Angora - 1915

En 1939, pour justifier son plan d’invasion brutal de la Pologne dont on lui disait qu’il serait du plus mauvais effet, Hitler rétorquait : “Qui se souvient encore de l’extermination des Arméniens?”

Et bien n’en déplaise à cette haineuse prophétie, 95 ans après le drame subi par les Arméniens en 1915, non seulement on s’en souvient toujours, mais — et ce n’est que justice — les Américains, après les Français et bien d’autres encore, ont enfin décidé de reconnaître comme génocide, l’abominable crime dont les Arméniens ont été les victimes.

En effet, le 4 mars dernier, après le vote par la commission des Affaires étrangères américaines, décision fut prise d’une résolution reconnaissant le génocide arménien sous l’Empire Ottoman. Bonne résolution s’il en est…Certes elle n’a pas force de loi, mais c’est déjà un début.

Les Arméniens qui luttent depuis des années pour cette reconnaissance, ne peuvent que se réjouir de cette avancée.

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Les ingénieurs de la mort

19 avril 2010

Paru dans le journal d’avril 2010

Département technique de Topf und Söhne - Juin 1940

Ordonnée par Hitler, mise en oeuvre par Himmler… la Shoah devait être conçue techniquement. Les ingénieurs de la firme Topf & Söhne (fils) s’en chargèrent.

Leur rôle fut dévoilé vers la fin des années 1970, par un français, Jean-Claude Pressac. Initialement, il niait l’existence des chambres à gaz et l’extermination massive qui s’y déploya, d’un point de vue technique justement, et travailla quelques temps avec Faurisson. Mais en se rendant à Auschwitz encore une fois, et à l’aide de nouveau documents, il changea d’avis.
Plus tard, ses ouvrages aidèrent à la compréhension du système. Actuellement, ses travaux font l’objet d’une exposition itinérante, en ce moment au Musée Technique d’Oslo.
— Les ingénieurs de la mort approfondissent et défient nos idées sur les crimes nazis, en nous obligeant à réfléchir sur le rôle de la technique dans la société, explique le conservateur en chef, M. Ketil G. Andersen sur le site web du musée.

Topf & Söhne fut une très vieille et très respectable entreprise allemande. A l’origine une grande brasserie, mais avec une activité annexe après la Première Guerre Mondiale : la construction de fours crématoires.

Les ingénieurs acquirent une longue expérience dont bénéficièrent les SS à partir de 1939. Sans être forcément des nazis fanatiques, ils furent néanmoins des perfectionnistes extrêmes, répondant toujours aux exigences des SS. Pour ce faire, ils devaient observer eux-mêmes les premiers massacres et incinérations dans les crématoires afin de livrer des solutions plus optimales.

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Un ministre de l’intérieur coupable d’injure raciale ?

17 avril 2010

Publique peut être pas, mais injure raciale, certainement…

Lu dans Le Point :

Des paroles qualifiées d’”outrageantes” par le procureur mais pas de condamnation requise : le parquet a joué les équilibristes pour analyser les propos adressés en septembre à un jeune militant UMP d’origine arabe par le ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, jugé par le tribunal correctionnel de Paris. Le procureur François Cordier a en effet émis un doute sur le caractère public de l’échange au cours duquel Brice Hortefeux s’est exprimé avec ces mots, à l’université d’été de l’UMP à Seignosse (Landes). A ses yeux, il n’est pas établi que le ministre avait connaissance qu’il était filmé et enregistré par une caméra de télévision. Or le ministre de l’Intérieur, absent à l’audience, était cité à comparaître par le Mrap pour “injure publique et raciale”.

Si le tribunal, qui a mis sa décision en délibéré au 4 juin, est d’avis que les propos poursuivis n’étaient pas publics, il peut requalifier les faits en “injure raciale”, une infraction qui relève de la contravention, et non plus du délit. Sur la nature des paroles du ministre, le procureur a été sans ambiguïté. “Il me semble que le délit d’injure raciale est constitué au sens de la loi”, a-t-il déclaré, parlant de “propos outrageants” et “méprisants”. Il a critiqué une conversation entamée sur un ton familier et qui “dérape”.

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Décès d’un Juste

11 avril 2010

Maurice Arnoult avait sauvé des Juifs sous l’Occupation. Il appartenait à ceux qu’on appelle les « Justes ». L’artisan bottier de Belleville vient de décéder à l’âge de 102 ans. En 2007, l’un des enfants qu’il avait sauvé, Joël Krolik, avait rendu hommage dans Paris Match à son sauveur.

Lire l’article ICI.


L’Eglise catholique de plus en plus abjecte…

3 avril 2010

Mais tant qu’on parle de clichés antisémites meurtriers, si l’on parlait de ceux véhiculés par l’Eglise ?

Du Nouvel Obs :

Réactions indignées après les propos du prédicateur de la maison pontificale

Les critiques pleuvent depuis que le père Raniero Cantalamessa a rapproché les attaques contre le Pape dans les scandales de pédophilie à l’antisémitisme.

Pour le secrétaire général du Conseil central des juifs d’Allemagne, Stephan Kramer “Il s’agit d’une impertinence et d’une insulte vis-à-vis des victimes des abus sexuels ainsi que des victimes de la Shoah”. Le Vatican “a recours aux méthodes habituelles utilisées depuis des décennies pour étouffer et cacher les histoires qui éclaboussent” l’Église catholique, poursuit-il.

Une association américaine de victimes de prêtres pédophiles ainsi que des représentants du judaïsme ont exprimé leur désapprobation vendredi après des propos d’un prêtre du Vatican rapprochant le scandale de pédophilie dans l’Église et l’antisémitisme.

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Numéro 64 du journal de Mémoire 2000

3 avril 2010

Télécharger le dernier numéro en cliquant ICI.


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