Etre français, une chance ou une punition?

Après beaucoup de Français dont j’ai lu les témoignages sur différents sites internet, j’ai fait l’expérience dite de la Carte d’Identité (nationale?…). J’avais souhaité la faire refaire pour qu’elle témoigne de mon changement d’adresse dans Paris. Stupide démarche, car elle était valable jusqu’en 2017, mais très instructive expérience. J’aimerais vous en faire le récit complet, même si j’ai déjà évoqué ici cette aventure désormais bouclée.
Il y a un mois, de passage à Paris pour 48h, je suis allée dans une des annexes de la Préfecture de Police faire les démarches nécessaires. Munie de mon actuelle CI, des photos, de mon extrait de naissance et d’une quittance de téléphone pour prouver mon domicile. Bref, des documents dont le site de référence demande de se munir.
Procédure habituelle donc à travers les dédales administratifs où l’accueil n’est pas toujours chaleureux dans ces temps où notre identité est questionnée.
” Alors, vous êtes de la Guadeloupe ou vous n’êtes pas de la Guadeloupe?” demandait un guichetier à une vieille dame un peu paumée du ton dont il me semble qu’on n’aurait pas demandé “êtes vous de Loire Atlantique, oui ou non?”.
J’observe, j’écoute, j’attends, comme tous ceux qui avant moi ont pris leur ticket. Une heure et demie. Temps raisonnable car il paraît que la moyenne est de deux heures. Lorsque mon tour vient, le monsieur derrière le guichet remarque que je suis née à l’étranger et me demande non pas si mes parents sont Français, mais si mes quatre grands-parents le sont: je lui fais reposer la question tant elle me semble maladroite, sinon ahurissante. A l’évidence, il cherchait seulement à savoir de quel côté familial il me fallait apporter la preuve de ma nationalité. Mais peut-être les responsables de ces nouvelles directives devraient-ils prendre le temps d’expliquer à leurs agents au contact du public, qu’il est des formules malheureuses, rappel de temps troubles.
Publié par marcnaimark
L’annonce de la future béatification de Pie XII prend les allures d’une véritable provocation et pas seulement à l’égard des juifs qui ne peuvent oublier ni pardonner la sourde indifférence et le silence de la papauté pendant le règne du IIIème Reich.
Coup de gueule par rapport à l’article ci dessous.
Coup de gueule….

Ce n’est pas parce qu’un ministre a décidé de lancer un débat sur « l’identité nationale », que je m’estime tenu de lui répondre. Verrait on le ministre de la justice convier les citoyens à participer à un débat sur la justice, et le ministre de l’intérieur sur le fonctionnement de la police ? Personnellement, j’ai passé là les examens, et suis plutôt rebelle à l’exercice.
Un petit coup de gueule…