Cinq classes de 2de, 3e et CAP venues de tous les horizons – environ 140 élèves -ont suivi la projection de ce film bouleversant où de jeunes juifs venus de France visitent et se font expliquer Auschwitz.
Certains de nos élèves, dont les familles ont tendance à assimiler juifs de France et Israéliens, étaient prêts à chahuter et à ricaner, mais la force des images, en particulier celles de petits enfants affamés, décharnés, au regard de vieillards, les a plongés dans un silence attentif et ému.
Ensuite notre témoin, Elie Buzyn, eut la force de répondre aux questions, même aux plus intimes, posées par les élèves. Et pourtant, quelle jeunesse fut la sienne: dès l’invasion de la Pologne en 1939, toute sa famille est transférée avec la plus grande brutalité dans le ghetto de Lodz. Lui a 10 ans. Devant ses yeux et ceux de ses parents, son frère de 22 ans et deux autres jeunes sont fusillés “pour l’exemple”. Son père n’avait pas vu le danger, confiant qu’il était en ces Allemands si cultivés, si raffinés. Il n’avait pas voulu quitter son pays où il se sentait si bien intégré. Dès l’âge de 11 ans et pendant 4 longues années, le jeune Elie est astreint au travail dans un camp aux conditions extrêmement dures.
1944: tous les survivants du ghetto sont transférés à Auschwitz dans des wagons à bestiaux surchargés. Dès l’arrivée, ses parents et ses soeurs sont sélectionnés à droite, lui à gauche, grâce au conseil d’un déporté qui lui souffle de dire qu’il a 18 ans. Sa résistance à un coup de poing dans le thorax a convaincu le “sélectionneur” qu’il avait bien les 18 ans avoués, lui qui n’en avait que quinze.
Publié par rlallier 


A lire le livre de P.J. Biscarat 





Séance du jeudi 12 novembre 2009
Nous avons eu la chance d’avoir comme débatteur Monsieur David Chemla, président des 


