Journal d’Avril 2012: compte-rendu de la séance du 26 Janvier 2012 du film “N’oubliez pas que cela fut”

18 avril 2012

Cinq classes de 2de, 3e et CAP venues de tous les horizons – environ 140 élèves -ont suivi la projection de ce film bouleversant où de jeunes juifs venus de France visitent et se font expliquer Auschwitz.

Certains de nos élèves, dont les familles ont tendance à assimiler juifs de France et Israéliens, étaient prêts à chahuter et à ricaner, mais la force des images, en particulier celles de petits enfants affamés, décharnés, au regard de vieillards, les a plongés dans un silence attentif et ému.

Ensuite notre témoin, Elie Buzyn, eut la force de répondre aux questions, même aux plus intimes, posées par les élèves. Et pourtant, quelle jeunesse fut la sienne: dès l’invasion de la Pologne en 1939, toute sa famille est transférée avec la plus grande brutalité dans le ghetto de Lodz. Lui a 10 ans. Devant ses yeux et ceux de ses parents, son frère de 22 ans et deux autres jeunes sont fusillés “pour l’exemple”. Son père n’avait pas vu le danger, confiant qu’il était en ces Allemands si cultivés, si raffinés. Il n’avait pas voulu quitter son pays où il se sentait si bien intégré. Dès l’âge de 11 ans et pendant 4 longues années, le jeune Elie est astreint au travail dans un camp aux conditions extrêmement dures.

1944: tous les survivants du ghetto sont transférés à Auschwitz dans des wagons à bestiaux surchargés. Dès l’arrivée, ses parents  et ses soeurs  sont sélectionnés à droite, lui à gauche, grâce au conseil d’un déporté qui lui souffle de dire qu’il a 18 ans. Sa résistance à un coup de poing dans le thorax a convaincu le “sélectionneur” qu’il avait bien les 18 ans avoués, lui qui n’en avait que quinze.

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Journal d’Avril 2012 : compte-rendu de notre séance du 16 février 2012 sur le film “Lucie Aubrac”

18 avril 2012

Lucie et Raymond Aubrac

Obligés “au pied levé” de remplacer le film Blanche et Marie qui avait été choisi pour illustrer le thème “les femmes dans la Résistance”, la pellicule étant défectueuse, nous avons projeté le beau film de Claude Berri consacré à Lucie Aubrac.

En préambule, nous avons Françoise Flieder et moi, désignées comme animatrices de la séance, donné quelques explications sur le rôle des femmes dans les mouvements de résistance.

Il faut reconnaître qu’elles ne représentaient que 10 à 20% des effectifs luttant en France contre l’ennemi. Pourquoi ce nombre relativement faible qui pourrait étonner les élèves d’aujourd’hui ? Le rôle de la femme à cette époque était très différent de celui qu’elles jouent de nos jours.

Elles étaient peu nombreuses, certes, mais très actives. Combien d’entre elles ont transporté des courriers compromettants, des tracts, parfois des armes, souvent à bicyclette et combien d’entre elles ont été arrêtées, torturées, assassinées ou déportées.

C’est d’ailleurs une des premières questions posées par les élèves : “qui étaient ces femmes de l’ombre ?”

Parmi les autres questions, on relève : “qu’est devenu Barbie après la guerre ?”, “comment Lucie Aubrac a-t-elle pu pénétrer par deux fois dans les locaux de la Gestapo et y rencontrer certains de ses chefs”, “que sont devenus les résistants qui avaient aidé Lucie à libérer son mari?”, et aussi une question posée par un professeur, “comment se fait-il que René Hardy n’ait pas été condamné à l’issue des deux procès qui lui ont été intentés après la guerre ?”, un autre élève pose une dernière question : “comment pouvait-on reconnaître les juifs parmi ceux qui étaient arrêtés ?”…

J’espère qu’ils retiendront de ce film le courage incarné par l’une des héroïnes de la Résistance, qui n’a pas cessé ensuite de témoigner auprès de centaines de jeunes lycéens et collégiens.

Mais il n’y avait pas que des héroïnes…Il y avait aussi ces femmes de l’ombre, à l’instar de ce professeur d’anglais qui devant les yeux ébahis des élèves de 6ème(j’en étais…), lors du premier cours de l’année, voulant leur montrer comment on écrit la lettre W dans cette langue, a pris sa craie et a écrit “Winston” sur le tableau noir.  J’ai appris bien plus tard qu’elle et sa sœur étaient mortes en déportation pour faits de résistance…

C’était à Lyon en 1942…

Claudine Hanau

 

 


Journal d’Avril 2012: compte-rendu de la séance du 15 mars 2012 “L’honneur d’un capitaine” de Pierre Schoendoerffer

18 avril 2012

Un hommage à

Pierre Schoendoerffer (1928-2012), romancier et réalisateur français

, mort à l’âge de 83 ans, la veille du jour de notre projection : L’honneur d’un capitaine, c’est ainsi qu’a commencé cette séance jeudi 15 mars 2012. Un film chargé d’émotion surtout pour nos témoins qui se sont retrouvés plongés 50 ans en arrière avec  toutes les blessures qu’ils pensaient cicatrisées mais encore intactes.

Emotion également pour les élèves qui avaient du mal à comprendre comment les “appelés du contingent” s’étaient laissés embarquer dans une guerre aussi terrible qu’incompréhensible. Après un bref rappel de la conquête de l’Algérie en 1830 par les français, Guy Zerhat exprime ô combien cette guerre  aurait dû être évitée, il cite Camus “Voyage en Kabylie” : ce peuple crève de faim, ils mangent des racines, si ça continue, ils se révolteront. Ils se sont révoltés en effet!

Elèves et professeurs avaient beaucoup de questions sur la torture :

—Que saviez-vous sur la torture?

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Visite à Izieu et au CHRD de Lyon, les 5-6 mai 2009

18 avril 2012

Les 5 et 6 mai 2009, Mémoire 2000 a amené une classe du lycée Condorcet à la Maison des Enfants d’Izieu et au Centre d’histoire sur la résistance et la déportation de Lyon.


Un grand merci à Pierre-Jérôme Biscarat et à toute l’équipe du Mémorial qui font un travail remarquable : ils reçoivent plus de 16 000 jeunes visiteurs par an.

A lire le livre de P.J. Biscarat Dans la tourmente de la Shoah – Les enfants d’Izieu (Michel Lafon) :

1943. Des enfants juifs, venus de toute l’Europe, trouvent refuge dans une colonie à Izieu, un petit village sur les contreforts du Jura, à quatre-vingt-dix kilomètres de Lyon. L’année suivante, le 6 avril 1944, quarante-quatre enfants et leurs sept éducateurs sont arrêtés par la Gestapo locale, sur ordre du SS-Obersturmführer Klaus Barbie. Le 13 avril, ils sont déportés à Auschwitz. Aucun des enfants ne reviendra. Ils sont gazés le 15 avril. Le plus jeune, Albert Bulka, n’avait pas encore cinq ans ; le plus âgé, Arnold Hirsch, venait tout juste de fêter ses dix-sept ans.

Voici quelques témoignages des participants à ce voyage de mémoire :

Compte-rendu des accompagnateurs Mémoire 2000 :
Joëlle Saunière
Claudine Hanau

Témoignages d’élèves :
Eugénie
Hugues
Lauriane
Léonore
Paul
Sixtine
Extraits de divers autres élèves

Sites pertinents :
Lycée Condorcet
Maison des Enfants d’Izieu
CHRD

Photos:


Séance du 12 novembre 2009 : Les Citronniers

18 avril 2012

Travaux d’élèves

Séance du jeudi 12 novembre 2009
Les Citronniers
Réalisé par Eran Riklis

C’est toute l’histoire du conflit du Moyen-Orient qui s’inscrit en filigrane dans Les Citronniers, le très beau film du réalisateur israélien Eran Riklis.

Une veuve palestinienne vit en Cisjordanie, juste à la limite de la frontière avec Israël, de l’exploitation de la culture des citronniers que lui ont laissé ses parents, avec l’aide d’un vieux jardinier arabe qui la considère comme sa fille.

De l’autre côté de la frontière, vient s’installer le ministre israélien de la Défense avec sa famille, et tout va changer, car il craint que des terroristes ne se cachent parmi les citronniers qu’il veut donc faire abattre.

Sa femme qui apprend le sort réservé à sa voisine est horrifiée. La veuve se rebelle et avec l’aide d’un jeune avocat (qui tombe amoureux d’elle) décide d’aller devant la Cour suprême pour demander que justice soit faite.

Malheureusement les arguments du ministre israélien sont les plus forts . Le jeune avocat se fiance, les citronniers seront tous arrachés et la femme du ministre, écoeurée par le sort réservé à la Palestinienne, repart vers Tel-Aviv.

Nous avons eu la chance d’avoir comme débatteur Monsieur David Chemla, président des Amis de la Paix Maintenant en France, qui non seulement connaît parfaitement Israël et les conflits qui s’y rattachent mais en revient tout dernièrement, ce qui a beaucoup intéressé nos spectateurs qui venaient de différents milieux, comme à l’accoutumée.

Suite à cette projection, nous avons reçu quelques textes rédigés par les élèves de la classe de 3ème A collège Pierre de Ronsard (Paris 17ème), que nous avons le plaisir de reproduire ici. Le thème proposé par leur professeur était le suivant : Salma et Mira se rencontrent et peuvent enfin se parler. Imaginez leur conversation.

Louise R.
Mathieu B.
Ilan A.


C’était le 8 mars 2012 à l’hôtel de ville de Paris

16 mars 2012

Faut-il encore une journée pour célébrer le droit des femmes en France ?

Ce bel après-midi  du 8 mars fut consacré à « 3 femmes engagées »un colloque organisé par Christine Levisse-Touzé.

Elles n’ont pas attendu l’appel du 18 juin pour entrer en résistance :

Geneviève de Gaulle Anthonioz, Louise Losserand et Mère Marie, alias Elisabeth Skobtsov, avaient l’amour de la France et un esprit de révolte  L’indignation leur a fait soulever des montagnes. Elles l’ont payé cher, toutes les 3 ont été déportées (Mathausen et Ravensbrück).

Si Geneviève de Gaulle est bien connue (peut-être aussi grâce à son patronyme), il n’en est pas de même pour Louise Losserand qui n’a pas été seulement « la femme de », mais une résistante à part entière, agent de liaison d’un réseau FTP très actif, résistante déportée tombée dans l’oubli…

Elizabeth Skobtsov, socialiste-révolutionnaire, issue de la noblesse russe, militante en 1917 avec les révolutionnaires, figure paradoxale dans la Russie des tsars, figure singulière plus tard dans la résistance française. Mariée et divorcée 2 fois, mère de 3 enfants, elle choisit la vie monacale en 1932, à 41 ans. Elle se donne corps et âme pour s’occuper de tous les exclus de la société : les pauvres, les sans-abris, les handicapés, elle fonde le foyer pour femmes seules rue Lourmel dans le 15ème à Paris (foyer toujours actif actuellement pour les sans-abris) et en dernier lieu, elle s’engage dès 1939 pour aider les juifs persécutés. Lors de la rafle du Vel d’Hiv’, elle se débrouille pour entrer dans le vélodrome et, avec la complicité des éboueurs, elle réussit à cacher des enfants dans les poubelles et à les faire évader.

Membre de l’action orthodoxe, à la marge de l’église traditionnaliste, elle fréquente les bistrots, elle fume, elle ne met pas son voile,  elle organise des réunions de femmes toutes résistantes, son engagement politique, sa soif de justice sociale en fait une des pionnières de la résistance française et de la lutte contre les nazis.

Elle est dénoncée en 1943, déportée à Ravensbrück où elle meurt le 31 mars 1945.

Et bien oui, c’est encore un beau prétexte, cette journée du 8 mars pour parler de tant de femmes qui ont lutté sans compter dans des circonstances tellement tragiques et sont tombées dans la plus totale indifférence.

Merci à la « Mairie de Paris » d’avoir organisé encore cette année ce bel hommage aux femmes.

  Joëlle Saunière


Journal de Janvier 2012 : compte-rendu de notre séance du 17 novembre 2011, “Chaos” de Coline Serreau

12 janvier 2012
  • Thème : le civisme
  • Débattrice : Olivia Cattan

Tout est dit dans la première image du beau film de Coline Serreau : les violences faites aux femmes, et en particulier les prostituées (l’une se fait tabasser à mort sur le capot d’une voiture) mais aussi l’indifférence, la lâcheté qui marquent notre société (le conducteur de la voiture en verrouille immédiatement les portes tandis qu’à côté de lui sa femme terrorisée, assiste impuissante à la scène)

Le jeune public de ce matin semble assez secoué par les scènes souvent violentes il faut le dire du film, mais cela va les inciter très vite à assaillir de questions notre débattrice, Mme Cattan, spécialiste des droits de la femme au sein de l’association “Paroles de Femmes”.

Ils sont choqués par l’histoire de cette jeune prostituée qui essaie de sortir de sa terrible condition et leur première question reflète bien leur angoisse : “est-ce que c’est une histoire vraie”?

Interrogation aussi sur ces maisons de dressage, largement décrites dans le film, où l’on enferme les débutantes ou celles qui se rebellent, et bien  entendu notre jeune héroïne.

Autre reflet des incertitudes des élèves, les questions sur le rôle de la police et de la justice “jouent-elles bien le rôle que l’on attend d’elles ?”

Notre débattrice explique de façon très claire quel est le rôle de la justice quand elle est saisie d’une affaire de ce type, mais ce n’est hélas pas toujours le cas, car on ne peut pas toujours mettre la main sur les réseaux…

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Journal de Janvier 2012 : compte-rendu de notre séance du 15 décembre 2011, “Hiver 1954″

12 janvier 2012
  • Thème : La Solidarité
  • Débatteurs : Martin Hirsch, Laurent Desmard 

Devant une salle comble, Martin Hirsch, ancien Président d’Emmaüs France,  introduit le débat qui suivra la projection du film sur l’appel de l’abbé Pierre : “Mes amis, au secours… Une femme vient de mourir gelée, cette nuit à trois heures, sur le trottoir du boulevard Sébastopol, serrant sur elle le papier par lequel, avant-hier, on l’avait expulsée… ”

Martin Hirsch lance, lui aussi, un appel aux 160 élèves présents : “En 1954, l’abbé Pierre a réussi à susciter un déclic : un nombre considérable de gens se sont impliqués pour sa cause en donnant, qui de l’argent, qui du matériel, qui un toit. Vous tous et toutes qui êtes là aujourd’hui, je souhaite qu’au fond de vous aussi se déclenche le déclic qui vous poussera à épouser une cause qui deviendra la vôtre, qu’elle soit au service d’un individu, d’un groupe, d’une association. Vous pourrez aussi, si vous en avez le désir, consacrer 6 mois ou 1 an  au Service Civique récemment créé pour tout jeune de 16 à 25 ans”.

Nos élèves ont suivi avec grande attention la projection du film. Leur façon de réagir montrait combien ils (elles) vibraient pour la cause de l’abbé Pierre et de ses compagnons. Et ensuite, leurs questions posées à notre débatteur, Laurent Desmard, impliqué depuis plus de 30 ans chez Emmaüs, ont confirmé cet intérêt

“Voyez-vous une différence entre la situation d’aujourd’hui et celle d’alors ?”

– On avait réussi à faire baisser le nombre de gens en difficulté. Hélas, aujourd’hui, avec la crise, on trouve de nouveau des gens qui, même avec un salaire, n’arrivent plus à se loger.

“Qu’apportez-vous aux personnes qui viennent vous voir ?”

— Ce sont des clochards que l’on reçoit. Le premier jour on les nourrit, on leur propose une douche. Ensuite on leur donne envie de travailler avec la communauté, puis on leur donne un pécule pour le travail effectué. Et surtout on leur donne le goût de devenir les acteurs de leur vie.

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Journal d’octobre 2011 : compte-rendu de notre séance-débat du film « Nuit noire » par Aurélien Djaafer, élève de terminale du lycée Gustave Eiffel

9 octobre 2011

Le film « Nuit noire » réalisé par Alain Tasma a été projeté lors de notre séance du 9 novembre 2010. Le débatteur était le réalisateur Alain Tasma.

Ce film d’Alain Tasma traite de la tuerie qui a eu lieu à Paris le 17 octobre 1961, durant laquelle de nombreux Algériens trouvèrent la mort, froidement abattus par les policiers français.

Ce film m’a touché par son objectivité, en effet, le réalisateur s’est appliqué à ne prendre partie pour aucun des deux camps. En suivant au fur et à mesure la vie de différents personnages (un policier, une journaliste, un travailleur algérien), le film nous montre de quelle façon fut vécu ce conflit entre le FLN, la police et les Parisiens. On assiste par exemple à l’assassinat en pleine rue d’un policier, par un membre du FLN, puis à celui d’un travailleur algérien par un groupe de policiers en civil. Cette façon qu’ont les deux camps de se rendre leurs coups nous force à nous interroger sur l’origine de ce conflit, et ne fait que renforcer notre incompréhension.

Le script ayant été écrit par un historien, les éléments de fiction ont été limités afin de se concentrer sur l’exactitude des conditions de l’époque et montrer la réalité des faits quant à cette tuerie du 17/10/61, dont on parle peu. Ceci est important car cela permet de transmettre à toutes les générations la mémoire de ces événements sombres au travers d’une projection divertissante.

Le spectateur évolue à travers le film dans une atmosphère pesante où l’être humain est montré sous son aspect le plus primitif : les personnages vivent dans la crainte et agissent par peur.

J’ai beaucoup apprécié cette projection, notamment par sa capacité à émouvoir. Le spectateur est partagé entre frustration et incompréhension tout au long du film (ex : le dépôt de déclaration de vol d’une camionnette par un Algérien). Le mal-être ressenti est parfois très fort, au point de se sentir gêné (ex: la scène de soumission d’un travailleur algérien par des policiers français).

Enfin, le film se termine tragiquement, fidèle à la réalité, laissant un sentiment amère au plus profond de soi.

Aurélien Djaafer.


Journal d’octobre 2011 : compte-rendu de notre séance-débat du film « Nuit noire » par Demabisra Sissoko, élève de terminale du lycée Gustave Eiffel

9 octobre 2011

Le film “Nuit noire” réalisé par Alain Tasma a été projeté lors de notre séance du 9 novembre 2010. Le débatteur était le réalisateur Alain Tasma.

“Ce film est inspiré de faits réels et relate les événements qui se sont déroulés en octobre 1961 durant la guerre l’Algérie.

Ce qui m’a particulièrement touchée lors de cette projection c’est le mode de vie des personnages et leur rôle dans l’histoire parce qu’ils sont à la fois victimes et agresseurs. La police est terrorisée par le FLN et agresse la population maghrébine à Paris, les maghrébins sont victimes de l’injustice et des sévices de la police et du FLN qui est un groupe terroriste qui sème aussi la terreur et l’ordre auprès de cette population maghrébine civile qui est la réelle victime.

On a des points de vue divergents et des attitudes similaires des deux côtés comme les agressions verbales et physiques qui se présentent dans les camps opposés :

—Le FLN menace la population, tue si les opinions et les engagements envers leur nation ne sont pas conformes.

—La police agresse l’institutrice et le brigadier.

Les situations sont présentées sous un aspect un peu humoristique d’où la subtilité de mettre en œuvre une période de l’histoire qui fut longtemps niée par l’Etat. J’ai vraiment apprécié cette œuvre cinématographique.”

Demabisra Sissoko.


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