Journal de Janvier 2012 : compte-rendu de notre séance du 17 novembre 2011, “Chaos” de Coline Serreau

12 janvier 2012
  • Thème : le civisme
  • Débattrice : Olivia Cattan

Tout est dit dans la première image du beau film de Coline Serreau : les violences faites aux femmes, et en particulier les prostituées (l’une se fait tabasser à mort sur le capot d’une voiture) mais aussi l’indifférence, la lâcheté qui marquent notre société (le conducteur de la voiture en verrouille immédiatement les portes tandis qu’à côté de lui sa femme terrorisée, assiste impuissante à la scène)

Le jeune public de ce matin semble assez secoué par les scènes souvent violentes il faut le dire du film, mais cela va les inciter très vite à assaillir de questions notre débattrice, Mme Cattan, spécialiste des droits de la femme au sein de l’association “Paroles de Femmes”.

Ils sont choqués par l’histoire de cette jeune prostituée qui essaie de sortir de sa terrible condition et leur première question reflète bien leur angoisse : “est-ce que c’est une histoire vraie”?

Interrogation aussi sur ces maisons de dressage, largement décrites dans le film, où l’on enferme les débutantes ou celles qui se rebellent, et bien  entendu notre jeune héroïne.

Autre reflet des incertitudes des élèves, les questions sur le rôle de la police et de la justice “jouent-elles bien le rôle que l’on attend d’elles ?”

Notre débattrice explique de façon très claire quel est le rôle de la justice quand elle est saisie d’une affaire de ce type, mais ce n’est hélas pas toujours le cas, car on ne peut pas toujours mettre la main sur les réseaux…

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Journal de Janvier 2012 : compte-rendu de notre séance du 15 décembre 2011, “Hiver 1954″

12 janvier 2012
  • Thème : La Solidarité
  • Débatteurs : Martin Hirsch, Laurent Desmard 

Devant une salle comble, Martin Hirsch, ancien Président d’Emmaüs France,  introduit le débat qui suivra la projection du film sur l’appel de l’abbé Pierre : “Mes amis, au secours… Une femme vient de mourir gelée, cette nuit à trois heures, sur le trottoir du boulevard Sébastopol, serrant sur elle le papier par lequel, avant-hier, on l’avait expulsée… ”

Martin Hirsch lance, lui aussi, un appel aux 160 élèves présents : “En 1954, l’abbé Pierre a réussi à susciter un déclic : un nombre considérable de gens se sont impliqués pour sa cause en donnant, qui de l’argent, qui du matériel, qui un toit. Vous tous et toutes qui êtes là aujourd’hui, je souhaite qu’au fond de vous aussi se déclenche le déclic qui vous poussera à épouser une cause qui deviendra la vôtre, qu’elle soit au service d’un individu, d’un groupe, d’une association. Vous pourrez aussi, si vous en avez le désir, consacrer 6 mois ou 1 an  au Service Civique récemment créé pour tout jeune de 16 à 25 ans”.

Nos élèves ont suivi avec grande attention la projection du film. Leur façon de réagir montrait combien ils (elles) vibraient pour la cause de l’abbé Pierre et de ses compagnons. Et ensuite, leurs questions posées à notre débatteur, Laurent Desmard, impliqué depuis plus de 30 ans chez Emmaüs, ont confirmé cet intérêt

“Voyez-vous une différence entre la situation d’aujourd’hui et celle d’alors ?”

– On avait réussi à faire baisser le nombre de gens en difficulté. Hélas, aujourd’hui, avec la crise, on trouve de nouveau des gens qui, même avec un salaire, n’arrivent plus à se loger.

“Qu’apportez-vous aux personnes qui viennent vous voir ?”

— Ce sont des clochards que l’on reçoit. Le premier jour on les nourrit, on leur propose une douche. Ensuite on leur donne envie de travailler avec la communauté, puis on leur donne un pécule pour le travail effectué. Et surtout on leur donne le goût de devenir les acteurs de leur vie.

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Journal d’octobre 2011 : compte-rendu de notre séance-débat du film « Nuit noire » par Aurélien Djaafer, élève de terminale du lycée Gustave Eiffel

9 octobre 2011

Le film « Nuit noire » réalisé par Alain Tasma a été projeté lors de notre séance du 9 novembre 2010. Le débatteur était le réalisateur Alain Tasma.

Ce film d’Alain Tasma traite de la tuerie qui a eu lieu à Paris le 17 octobre 1961, durant laquelle de nombreux Algériens trouvèrent la mort, froidement abattus par les policiers français.

Ce film m’a touché par son objectivité, en effet, le réalisateur s’est appliqué à ne prendre partie pour aucun des deux camps. En suivant au fur et à mesure la vie de différents personnages (un policier, une journaliste, un travailleur algérien), le film nous montre de quelle façon fut vécu ce conflit entre le FLN, la police et les Parisiens. On assiste par exemple à l’assassinat en pleine rue d’un policier, par un membre du FLN, puis à celui d’un travailleur algérien par un groupe de policiers en civil. Cette façon qu’ont les deux camps de se rendre leurs coups nous force à nous interroger sur l’origine de ce conflit, et ne fait que renforcer notre incompréhension.

Le script ayant été écrit par un historien, les éléments de fiction ont été limités afin de se concentrer sur l’exactitude des conditions de l’époque et montrer la réalité des faits quant à cette tuerie du 17/10/61, dont on parle peu. Ceci est important car cela permet de transmettre à toutes les générations la mémoire de ces événements sombres au travers d’une projection divertissante.

Le spectateur évolue à travers le film dans une atmosphère pesante où l’être humain est montré sous son aspect le plus primitif : les personnages vivent dans la crainte et agissent par peur.

J’ai beaucoup apprécié cette projection, notamment par sa capacité à émouvoir. Le spectateur est partagé entre frustration et incompréhension tout au long du film (ex : le dépôt de déclaration de vol d’une camionnette par un Algérien). Le mal-être ressenti est parfois très fort, au point de se sentir gêné (ex: la scène de soumission d’un travailleur algérien par des policiers français).

Enfin, le film se termine tragiquement, fidèle à la réalité, laissant un sentiment amère au plus profond de soi.

Aurélien Djaafer.


Journal d’octobre 2011 : compte-rendu de notre séance-débat du film « Nuit noire » par Demabisra Sissoko, élève de terminale du lycée Gustave Eiffel

9 octobre 2011

Le film “Nuit noire” réalisé par Alain Tasma a été projeté lors de notre séance du 9 novembre 2010. Le débatteur était le réalisateur Alain Tasma.

“Ce film est inspiré de faits réels et relate les événements qui se sont déroulés en octobre 1961 durant la guerre l’Algérie.

Ce qui m’a particulièrement touchée lors de cette projection c’est le mode de vie des personnages et leur rôle dans l’histoire parce qu’ils sont à la fois victimes et agresseurs. La police est terrorisée par le FLN et agresse la population maghrébine à Paris, les maghrébins sont victimes de l’injustice et des sévices de la police et du FLN qui est un groupe terroriste qui sème aussi la terreur et l’ordre auprès de cette population maghrébine civile qui est la réelle victime.

On a des points de vue divergents et des attitudes similaires des deux côtés comme les agressions verbales et physiques qui se présentent dans les camps opposés :

—Le FLN menace la population, tue si les opinions et les engagements envers leur nation ne sont pas conformes.

—La police agresse l’institutrice et le brigadier.

Les situations sont présentées sous un aspect un peu humoristique d’où la subtilité de mettre en œuvre une période de l’histoire qui fut longtemps niée par l’Etat. J’ai vraiment apprécié cette œuvre cinématographique.”

Demabisra Sissoko.


Journal d’octobre 2011 : compte-rendu de notre séance-débat du film « Promesses » par Ketty Harpon, élève de terminale du lycée Gustave Eiffel

9 octobre 2011

Le film a été projeté lors de notre séance du 7 octobre 2010. Le débatteur était David Chemla, Président de « La Paix maintenant ».

“Le thème de ce documentaire est de retracer le quotidien de jeunes enfants qui se trouvent au milieu d’un conflit. Ce conflit est celui qui oppose le peuple de la Palestine à Israël.

Opinion personnelle : Ce document m’a plu plus ou moins, car le thème général était intéressant. Parler d’un conflit à travers de jeunes enfants était bien choisi. J’ai beaucoup aimé voir le quotidien de chacun des enfants, qu’il soit israélien ou palestinien. Ils sont jeunes mais savent bien s’exprimer sur des sujets plutôt graves, comme la mort de leurs proches.

Par contre j’ai trouvé dommage que certains enfants ressentent une telle haine envers un peuple inconnu pour eux. Je pense que cela est du à l’influence de leurs parents et leur entourage.

Le jour de la rencontre entre les deux jumeaux et les enfants faisait penser à un début de paix, le temps d’une journée ils ont échangé, joué ensemble sans aucune peur. A la fin on nous montre que chacun continue à vivre sa vie malgré ce conflit. Finalement je trouve qu’ils ne sont pas si différents de nous, ce sont des adolescents qui mènent une vie normale.”

Ketty Harpon


Journal d’octobre 2011 : compte-rendu de notre séance-débat du film “Promesses” par Laetitia Matendo, élève de terminale du lycée Gustave Eiffel

9 octobre 2011

Le film a été projeté lors de notre séance du 7 octobre 2010. Le débatteur était David Chemla, Président de « La Paix maintenant ».

“Le jeudi 7 octobre, je suis allée voir avec ma classe, le film “Promesses”. C’est un reportage réalisé par un homme d’origine juive, sur les conflits israélo-palestiniens. Pour faire ce reportage, le réalisateur a interviewé des enfants d’origines juive et palestinienne. Lors des interviews, le réalisateur leur posait des questions telles que : “Que pensez-vous de cette guerre? Pourriez-vous être ami avec un juif, un palestinien?” Les enfants avaient tous des points de vue différents.

J’ai apprécié ce reportage car ce sont des enfants qui s’exprimaient, ce qui pour moi était le plus intéressant.

J’ai beaucoup aimé la scène où les enfants palestiniens et israéliens se sont rencontrés, où ils ont pu oublier pour une journée leurs origines. J’ai été très attristée de voir des enfants se faire tuer par des soldats.

Dans ce reportage, j’ai aussi vu qu’il y avait des baraques installées un peu partout sur les routes et que les Juifs pouvaient passer sans problème alors que les Palestiniens non, ce que je trouve très injuste car même s’il y a des conflits, les Juifs et les Palestiniens doivent avoir les mêmes droits.

“Promesses” m’a montré que les enfants ont les mêmes opinions que les adultes même si ce n’est pas exprimé de la même façon.”

Lætitia Matendo


Journal d’Avril 2011 : compte-rendu de la séance du film “La rafle” de Roselyne Bosch

5 avril 2011

LA RAFLE

Séance du 25 Janvier 2011

Thème : la Rafle du Vel d’Hiv

Débattrice : Arlette Reiman-Testyler.

Les arrestations au petit matin dans le quartier juif du Marais, l’enfermement au Vel d’Hiv, le transport dans les wagons “40 hommes 8 chevaux” jusqu’à Beaune-la-Rolande, le départ vers Pitchipoï par convois séparés, d’abord les adultes, plus tard les enfants qu’on avait arrachés à leurs mères, le film La Rafle nous conte ce parcours avec un scénario très fort fait pour laisser une trace profonde dans la mémoire de nos jeunes lycéens.

A l’émotion suscitée par le film a succédé celle du témoignage de notre débattrice, Arlette Testyler, qui a connu tout cela, à l’exception majeure du convoi vers Auschwitz. Elle a survécu; raflée à 9 ans avec sa sœur et sa mère, elle n’a rien oublié. Et maintenant elle s’acharne à en transmettre la Mémoire.

Elle a vécu les journées terribles du Vel d’Hiv : rien n’est exagéré dans le film, dit-elle. Il n’y manque que le bruit incessant des hauts parleurs, le choc des corps des suicidés, l’odeur terrible des latrines.

Quelques mois auparavant, son père répond à une convocation de la police française. Il s’y rend contre l’avis de sa femme. Que risque-t-il? Rien ne peut lui arriver au pays de Voltaire et de Zola. La suite : Pithiviers, Auschwitz, sans retour.

Pour elle, c’est grâce à sa mère qu’elle eut la vie sauve. Une femme remarquable, courageuse et déterminée. Au Vél d’Hiv elle entoure et protège ses filles. Dans le wagon à bestiaux, elle calme tout le monde : “nous ne sommes pas des bêtes, comportons-nous en êtres humains. Pas de bousculade. Que les grands portent les petits pour emmener chacun à tour de rôle prendre une bouffée d’air frais”. Et ainsi il n’y eu pas de morts dans son wagon. A Beaune-la-Rolande, grâce à son énergie et son talent, ayant parfaitement compris que la seule solution était la fuite, elle arrive à se faire envoyer à Paris avec ses filles sous le prétexte fallacieux de récupérer des machines à coudre pour équiper la Wehrmacht de bonnets de fourrure pour le front russe. Avant l’arrivée sur Paris, elles sautent du train en marche. L’aide de Justes dans la France profonde leur permettra d’ être toutes trois en vie à la fin de la guerre, contrairement aux autres “raflés” qui, de Beaune-la-Rolande, ont été expédiés à Auschwitz. Aucun n’en reviendra.

Arlette Testyler et son mari, lui-même rescapé des camps de la mort, viennent de publier leurs Mémoires croisées parues sous le titre “Les Enfants Aussi”. A lire absolument!

Hélène Eisenmann

 


Journal d’Avril 2011 : compte-rendu de la séance du film “Marga” de Ludi Boeken

5 avril 2011

MARGA

Séance du 3 Février 2011

Thème : Les Justes

Débatteur : Ludi Boeken.

“J’ai voulu faire Marga pour montrer qu’il peut exister une once d’humanité au sein de l’enfer” Ludi Boeken.

Film remarquable, débatteur hors du commun, tels ont été les commentaires des professeurs et des élèves qui assistaient à la projection de Marga suivi d’un  débat animé par le réalisateur, Ludi Boeken.

Ce film, merveilleuse adaptation du livre de Marga Spiegel publié en 1965 sous le titre “Retter in der Nacht” (Sauveurs dans la nuit) est un hommage rendu aux familles des fermiers allemands, qui ont eu le courage de cacher pendant toute la guerre leurs compatriotes juifs.

Ce récit authentique, montre que si on voulait, on pouvait. Il jette une terrible culpabilité sur la majorité des Allemands qui est restée silencieuse et passive en laissant faire des crimes abominables.

Pourquoi avoir réalisé ce film fut la première question posée par un élève qui permit à Ludi Boeken, de nous raconter avec beaucoup d’humour, de passion et moult anecdotes truculentes la réalisation du film. Impressionné par le livre que Marga avait écrit sur son histoire pendant la guerre, un producteur allemand lui a demandé s’il accepterait de faire un film car il était impossible de trouver un réalisateur allemand, les jeunes étant encore obnubilés par le passé nazi de leur pays qu’ils voulaient effacer à tout prix. Il fallait donc un regard extérieur. Le film a eu un très grand succès en Allemagne ainsi qu’en Israël.

Pourquoi cette famille juive persécutée est-elle restée dans une Allemagne nazie au lieu de fuir, a demandé un professeur? Menne Spiegel, comme tous les juifs Allemands était extrêmement attaché à l’Allemagne, à sa langue, ses coutumes et sa culture; de plus, en tant qu’ancien combattant de la guerre de 14-18 et décoré de la Croix-de-Fer, il pensait être épargné par la chasse aux juifs. C’est pour toutes ces raisons qu’il refusa de partir en Palestine comme le souhaitait Marga.

Marga et sa fille Karin ont été cachées pendant trois ans chez des fermiers, les Aschoff, tandis que Menne est resté terré dans le grenier d’un autre paysan. L’hostilité, au début, de certains membres de la famille Aschoff, intrigue un élève.

Le débatteur lui explique que lorsque Heinrich Aschoff décide seul et sans en avertir sa famille de cacher au péril de leur vie Marga et Karin, sa femme Anni et sa fille se sont violemment rebellées. Tous les Aschoff étaient de farouches adeptes du nazisme: le fils, soldat de la Wehrmacht, fut tué sur le front russe et la fille était un membre actif et convaincu de la jeunesse hitlérienne. Cependant, au fur et à mesure que le temps a passé et que le sort des juifs devenait de plus en plus dramatique, le comportement d’Anni et de sa fille s’est progressivement modifié jusqu’à devenir tout à fait amical et chaleureux. Cette attitude était d’autant plus louable, qu’à cette époque, à la différence des pays occupés, aucun Allemand ne pensait que la chute de Hitler puisse arriver. Lorsqu’ils cachaient des juifs, c’était donc, dans leur esprit, pour la vie et sans possibilité de retour.

A la question suivante concernant l’attitude étrange de Menne à la libération, Ludi Boeken répond que Menne a été traumatisé par les trois années qu’il a passées caché dans un grenier sans jamais sortir. A sa libération, il fit une grave dépression. Le réalisateur a voulu accentuer cet aspect afin de symboliser, à travers ce personnage, les effets néfastes des traitements subis par toutes les victimes déportées ou non, les otages les prisonniers…  il a insisté sur le traumatisme de toutes ces personnes qui ont perdu leur identité et qui ressentent toujours un sentiment de culpabilité pour avoir survécu alors que tous les autres sont morts.

Quelles ont été les relations de Marga avec les Aschoff et particulièrement avec Anni après la guerre? Marga et Menne sont restés vivre en Allemagne à Ahlen et les Aschoff sont devenus leur vraie famille; il s’est créé des rapports extrêmement forts entre les deux femmes. Karin est partie s’installer aux Etats-Unis où elle a travaillé comme traductrice à l’ONU et a fondé un foyer.

Les noms de tous les membres de la famille Aschoff, ainsi que ceux des autres fermiers allemands qui ont sauvé les Spiegel, sont immortalisés comme “Justes parmi les nations” sur le mur d’honneur du Mémorial de Yad Vashem à Jérusalem.

Françoise Flieder


Journal d’Avril 2011 : “L’interminable écriture de l’extermination”

5 avril 2011

L’INTERMINABLE ECRITURE DE L’EXTERMINATION, sous la direction d’Alain Finkielkraut, aux éditions Stock

Ce livre est la transcription faite en partant des émissions animées par Alain Finkielkraut pour Répliques sur France-Culture. C’est pour ceux qui n’ont pas écouté ces émissions et pour les autres qui veulent les remémorer.

A. Finkielkraut a interrogé plus d’une vingtaine de personnalités, historiens, philosophes, sociologues, journalistes, professeurs…Parmi eux, D. Mendelsohn, G. Sereny, Ph. Burrin,P. Assouline, H. Rousso, E. Conan, M. Revault d’Allones, Y. Haenel, A. Badiou, etc…

Comment parler de la Shoah une nouvelle fois? Alain Finkielkraut et ses invités essaient d’y répondre.

Daniel Rachline


Journal d’Avril 2011 : “Les enfants aussi” d’Arlette et Charles Testyler

5 avril 2011

LES ENFANTS AUSSI, d’Arlette et Charles Testyler, avec une préface de Tatiana de Rosnay, aux éditions Delattre

Avoir réussi à faire du récit de leur vie dans les camps, un grand livre d’amour, donne aux souvenirs d’Arlette et Charles Testyler un poids encore plus dramatique.

On n’oubliera pas la recherche par Charles dit Szlamek 15 ans, de son père adoré dans les camps de travail dépendant d’Auschwitz, ni le désespoir de la mère d’Arlette, qui ayant sauté d’un train en France avec ses deux enfants et qui a survécu avec les petites, est morte de chagrin très peu de temps après la guerre en 1946, ne voyant pas revenir son mari.

C’est une chose rare que l’amour, c’est encore plus bouleversant de le trouver à chaque page dans ce récit “pas comme les autres”.

Claudine Hanau

 


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