Journal d’octobre 2011: “Chansons pour la fille du boucher” de Peter Manseau

12 octobre 2011

Éditions Christian Bourgois (cliquez sur le lien pour accéder au site de l’éditeur)

Chaque année de nouveaux romans sont offerts à la curiosités des lecteurs et les médias nous en informent.

J’ai cherché en vain la moindre critique ou information sur celui dont je voudrais vous entretenir, et pourtant quel livre!! Exténuant car dès les premières pages vous ne le quittez plus.

Il serait trop simple de vous parler uniquement de ce livre et de ses héros.

Il faut commencer par parler de l’auteur. Il est le fils d’un prêtre défroqué et d’une religieuse défroquée. Il a 37 ans et c’est son premier roman. Son livre est une histoire yiddish (car il le parle), une histoire des mots et de la mémoire.

Etonnant roman. Le yiddish, comme il le dit “langue oublié pour un peuple oublié”. Le héros dont il traduit les mémoires est le “plus grand poète yid-dish vivant d’Amérique”. Pour y parvenir, il nait à Kichinev en Ukraine, il y a 90 ans et passa au travers des progroms de la première guerre, de la révolution russe pour finir à New-York.

Suivez le, vous ne serez pas déçus. Il y a longtemps que je n’avais pas eu un tel coup de cœur.

Daniel Rachline


Journal d’octobre 2011 : un guide historique d’Auschwitz

9 octobre 2011

Guide historique d’Auschwitz, de Jean-François Forges et Pierre-Jérôme Biscarat, Préface de Piotr Cywinski, aux Éditions Autrement (cliquez sur le lien qui précède pour accéder à la page des Éditions Autrement)

“Courage !” prévient le directeur du Musée d’Etat d’Auschwitz-Birkenau, Piotr M.A Cywinski, dans sa préface au Guide historique d’Auschwitz (*). Ou plutôt, pour reprendre une expression célèbre : “N’ayez pas peur”. Et aussi : ne soyez pas choqués.

Car pourquoi éditer un “guide”, qui renvoie à des allusions touristiques et vacancières ? Et comment “montrer” le site ? Le présenter ? L’aborder ? Par une histoire factuelle, rigoureuse, chronologique. Ce livre dont les récits submergent notre imaginaire, est le fruit d’années de voyages et de visites scolaires, institutionnelles, professionnelles. Et d’un séminaire d’études mené depuis 2005 pendant les vacances scolaires d’automne sur “Le camp D’Auschwitz, les traces juives de Cracovie et le crime contre l’humanité”. Pour savoir avant de voir – pour que le voyage soit vraiment “accompagné ”.

Histoires

Auschwitz en allemand, Oshpitzin en Yiddish, une soixantaine de kilomètres à l’ouest de Cracovie, 43000 habitants. La première mention de la ville remonte à 1117. Dès 1315 les Juifs sont invités à s’y installer par les rois polonais successifs. A la veille de la Seconde Guerre mondiale, ils étaient 8000. En 1940, Auschwitz fait partie des territoires polonais conquis par les Allemands. Les nazis souhaitent alors y édifier une cité idéale national-socialiste, avec une administration et des infrastructures, des exploitations agricoles et industrielles. Et des camps de concentration, plus un centre de mise à mort pour les Juifs.

Dès novembre 1940, Herman Göring négocie avec la société IG Farbenindustrie pour implanter en Silésie une usine de Buna (butadiène-natrium [sodium] – caoutchouc synthétique). Le 1er mars 1941, Himmler annonce son projet de fournir 10 000 détenus, affectés à la construction d’une zone industrielle. En mai 1941, 700 travailleurs forcés y travaillent. En juillet 1944, ils sont près de 12 000. Parmi les prisonniers restés à l’hôpital du camp lors de son évacuation le 18 juillet 1945, Primo Levi.

Soixante-dix photos contemporaines, vingt-cinq d’archives, quinze de plans. Une chronologie générale détaille la sociologie des effectifs recrutés et des autorités SS, donne les chiffres officiels, indique les pays d’origine des Juifs.

Les premières chambres à gaz ont été aménagées en 1942. Les crématoires ont été construits par la firme Topf und Söhne, fondée en 1878, initialement spécialisée dans la fourniture de matériel pour brasseries. Dans les années 1930, la firme diversifie ses activités : construction de chaudières à vapeur, fours industriels, silos à grains pourvus d’un système de ventilation. La maintenance des silos, notamment la désinsectisation, est assurée par le Zyklon B. La suite est à lire. Noter que la construction des crématoires pour l’incinération des corps ne représentait que 3% des activités de la firme. Pourtant, les deux frères Topf, directeurs de l’entreprise, s’étaient inscrits dès avril 1933 au NSDAP, Parti national-socialiste des travailleurs allemands. L’un d’eux, Ludwig, s’est suicidé à la fin de la guerre.

Quelques “événements”

Le crématoire IV aurait cessé de fonctionner dès la fin de mai 1943, après une visite de l’ingénieur de la Topf, Kurt Prüfner. Celui-ci constata en effet que le four et les cheminées étaient “hors d’usage”, alors que la durée de la garantie prenait fin le 22 mai…

En été 1944, un membre inconnu du Sunderkommando du crématoire V, probablement un Juif grec appelé Alex, réussit à prendre les photos devenues symboliques de corps avant qu’ils ne soient brûlés, et celles de femmes sorties de la baraque de déshabillage avant d’entrer dans la chambre à gaz. David Szmulewski, Juif polonais membre de la résistance du camp, avait caché à son intention l’appareil photo dans un seau à double fond, alors qu’il réparait le toit. Le Guide donne également des indications précieuses sur la révolte du Sonderkommando du crématoire IV, le 7 octobre 1944, sous la direction de Zalmen Gradowski. Plus de 450 hommes furent tués, dont Zalmen Gradowski. Il y eut 3 morts parmi les SS.

Parmi les photos contemporaines en couleurs figure une fraîche rivière entourée de verdure, la Sola. Ses berges de gravier – gravières- étaient des lieux de travail forcé et d’exécutions, mais servaient aussi de dépôt de cendres des victimes brûlées. Ces mêmes rives étaient un lieu de promenade pour les familles des SS, et de baignade pour leurs enfants. Car la cité idéale national-socialiste avait aussi ses villas et ses immeubles pour les travailleurs extérieurs des firmes privées.

Les ravages de la Shoah sont encore plus grands que nous le pensons.  Ils nous ont rendus sourds aux crimes de masse perpétrés aujourd’hui. Il suffit de constater la quasi-indifférence générale aux génocides contemporains. C’est aussi pour cette raison qu’il nous faut repenser complètement ce lieu incontournable, cet anus mundi. Comme si, depuis, notre civilisation était en manque d’empathie, celle qui a manqué, précisément.

Colette Gutman

 

 


Journal de Juillet 2011 : nous vous recommandons le récent livre d’Aharon Appelfeld

5 septembre 2011

LE GARÇON QUI VOULAIT DORMIR

Aharon Appelfeld

L’Olivier (traduit de l’hébreu par Valérie Zenatti)

Encore la Shoah, toujours la Shoah.

Appelfeld écrivain israélien mondialement connu continue son introspection.

On ne s’en plaindra pas.

Après les camps, chercher un sens à sa vie paraît être la moindre des choses.


Nous vous recommandons : “Les cerises au kirsch” de Laurence Sendrowicz, prolongation en Mai et juin 2011

20 mai 2011

Nous sommes heureux de vous annoncer la prolongation du spectacle “Les cerises au kirsch – itinéraire d’un enfant sans ombre” de Laurence Sendrowicz  au Théâtre de la Vieille Grille : le dimanche 22 mai à 21h, le dimanche 29 mai à 15h, le dimanche 5 juin à 17h30, les mercredi 15 juin et 22 juin à 21h00

Durée du spectacle : 1 heure

Aller-retour entre passé et présent, questionnement sur la transmission d’une histoire familiale broyée par la grande Histoire, ce solo, interprété par son auteur, tisse deux voix d’aujourd’hui, celle du petit-fils et celle du  grand-père avec une voix d’hier, celle de l’enfant caché puis ballotté de home en home. Ces voix s’entremêlent, se complètent ou se démentent, sous le regard totalement démuni de la mère, qui ne peut jouer qu’un rôle muet  dans ce passage de relais.

Note de l’auteur et du metteur en scène :

« En 1942, personne n’aurait misé un sou sur le fait que je devienne grand-père un jour. »
Parce que soudain, acculée par l’urgence du temps qui passe, émerge une génération qui ne commence qu’aujourd’hui à comprendre de quel traumatisme elle est issue, nous avons décidé de nous lancer dans l’aventure qu’implique la création d’un texte sur un sujet aussi dangereux (dans tous les sens du terme) que la transmission d’un passé déchiqueté par le plus grand drame du XXe siècle… Car parmi ces voix qui veulent à tout prix éviter les clichés et le pathos, qui oscillent, toujours en équilibre instable, entre embarras, rire et larmes et peuvent se briser à chaque pas, il y a la
nôtre – tentative de mettre en mots une famille anéantie, une mémoire qui se reconstruit.

Laurence Sendrowicz et Nafi Salah

Laurence Sendrowicz est auteur dramatique et interprète. Elle a traduit le théâtre de Hanokh Levin qu’elle a contribué à faire connaître et à diffuser dans les pays francophones.

Nafi Salah est metteur en scène et a fondé sa propre compagnie, le Théâtre haNoded, basée à Jérusalem. En 1988, il s’installe en France et décide de se consacrer totalement à la peinture.

Les Cerises au Kirsch marque son retour au théâtre.

Théâtre de la Vieille Grille, 1 rue du Puits de l’Ermite, 75005 Paris. Métro Place Monge ou Censier Daubenton. (cliquez sur le texte qui précède pour accéder au site internet du théâtre)

Réservation au 01 47 07 22 11

Tarifs : 18 € (tarif plein), 13 € (tarif réduit), groupe 13 € (à partir de 8 personnes)


Journal d’Avril 2011 : “Pour une politique civilisée”

5 avril 2011

Un monde différent est à venir, dans un contexte totalement nouveau, une transformation complète des poids et des mesures avant qu’ils ne nous écrasent. Edgar Morin vient de publier  La Voie (Pour l’avenir de l’humanité) chez Fayard, conclusion (ou début) de ses réflexions sur le monde d’aujourd’hui – et de demain. Que faire? Que ne pas faire?

Tout d’abord, ne pas rester indifférent. Parmi les problèmes traités dans ce plaidoyer pour l’avenir de l’humanité, il y a celui des flux migratoires en cours, provoqués par les bouleversements du monde. Les déplacements et les diasporas ont toujours existé, tantôt en se fixant pour créer des nations, tantôt en traversant les pays vers d’autres territoires, tantôt…les causes sont multiples et il n’est pas besoin d’insister trop sur les causes actuelles de ces déracinements.

L’exemple le plus célèbre est celui des deux Amériques, purs produits des migrations européennes.

Aujourd’hui, nous n’assistons pas (encore?) à des déplacements de peuples entiers, mais à des départs individuels plus ou moins regroupés – et pour les Africains en particulier, exploités par des passeurs qui les “aident” à accéder subrepticement à des pays où ils demeureront clandestins.

Un rapport de l’OCDE (Organisation pour la coopération et le développement économique) assure que l’immigration jouera un rôle considérable dans la future économie des pays du Nord pour le maintien de la croissance et de la prospérité. Les gouvernements devraient, dans leur intérêt, aider les immigrés à s’intégrer, et leur assurer les mêmes droits que les travailleurs locaux.

Dans les pays disposant de procédures d’intégration et offrant la nationalité aux enfants nés sur leur sol, les immigrations successives ont donné à la nation leur consistance démographique et les richesses de leurs diversités culturelles.

En Europe, dans les pays où persistent des sentiments de supériorité racistes, post-colonialistes et xénophobes, les immigrés en arrivent à se retrouver victimes de “recroquevillements” nationalistes, exacerbés par leurs angoisses du lendemain. Prenons garde alors à la volonté de séduire l’électorat xénophobe, particulièrement aujourd’hui, en France, dans une période de crise économique et de montée exponentielle du Front national “rajeuni” et féminisé.

Il serait temps, affirme Edgar Morin, de concevoir pour l’Europe une instance compétente qui examinerait le problème des migrations, et de ses éventuels accroissements à venir (désertifications, réchauffement climatique, raréfaction et pollution de l’eau, inondations, exacerbation des conflits actuels – et révolutions). Abolir les prohibitions aux frontières, suffirait-il à faire disparaître ces mafias qui organisent les transports clandestins?

Corrélativement, une façon de faire diminuer les taux d’émigration, ne serait-ce pas de re-développer l’agriculture vivrière et les réformes économiques et sociales?

800 millions de personnes dans le monde souffrent de déficit de nourriture à cause de la spéculation, de la corruption, de la destruction des cultures vivrières.

Les impératifs d’une politique de civilisation nous commandent de solidariser, ressourcer, moraliser.

Et pourquoi pas des “maisons de solidarité”, centres d’accueil pour les détresses urgentes, avec un corps de volontaires et de professionnels disponibles et mobilisables en permanence. Ce n’est pas une utopie, ces lieux (rares) existent déjà ailleurs.

Le jeu n’en vaut-il pas la chandelle?

Colette Gutman

 

 


Journal d’Avril 2011 : “Des gens très bien” d’Alexandre Jardin

5 avril 2011

DES GENS TRES BIEN, d’Alexandre Jardin aux éditions Grasset

Livre sorti en librairie en janvier dernier et qui continue sa carrière avec succès et même qui s’amplifie.Succès entièrement mérité et qui nous ravit car il s’agit de notre mémoire et même de notre mémoire occultée pour beaucoup.

Livre décrié par les historiens, par la famille de Jardin, par tous ceux qui voudraient bien qu’on ne remue pas trop la période de 1940 à 1945 et particulièrement l’été 1942.

Le grand père d’Alexandre Jardin a été directeur de Cabinet de Laval de 1942 à fin 1943. Il paraît qu’il n’était au courant de rien !!!

Thèse : si le propre directeur de Cabinet de Laval ignorait ce qui c’était passé le 16 juillet 1942 avec la grande rafle, alors tous les autres en savait encore moins à part les spécialistes comme Bousquet, Papon, etc… Le livre d’Alexandre Jardin dit le contraire, dit sa peine, son incompréhension, sa tristesse mais aussi sa volonté absolue de vouloir rétablir la vérité.

Psychanalyse pleine de lucidité douloureuse.

A lire et à relire.

Daniel Rachline

 


Journal d’Avril 2011 : “Le crime et le silence” d’Anna Bikont

5 avril 2011

LE CRIME ET LE SILENCE, d’Anna Bikont aux éditions Denoël

Rappel : le 10 juillet 1941, 1600 habitants juifs du villag polonais de Jedwabne ont été massacrés, pour nombre d’entre eux brûlés dans une grange. Crime attribué aus soldats allemands.

En 2000 on découvre qu’en fait le pogrom avait été perpétré par les villageois polonais. C’est cette histoire que raconte ce livre.

L’auteur s’attaque au passsé pour faire un travail de mémoire et reconstituer la vérité sur un acte terrible de négationnisme.

Daniel Rachline


Journal d’Avril 2011 : “L’interminable écriture de l’extermination”

5 avril 2011

L’INTERMINABLE ECRITURE DE L’EXTERMINATION, sous la direction d’Alain Finkielkraut, aux éditions Stock

Ce livre est la transcription faite en partant des émissions animées par Alain Finkielkraut pour Répliques sur France-Culture. C’est pour ceux qui n’ont pas écouté ces émissions et pour les autres qui veulent les remémorer.

A. Finkielkraut a interrogé plus d’une vingtaine de personnalités, historiens, philosophes, sociologues, journalistes, professeurs…Parmi eux, D. Mendelsohn, G. Sereny, Ph. Burrin,P. Assouline, H. Rousso, E. Conan, M. Revault d’Allones, Y. Haenel, A. Badiou, etc…

Comment parler de la Shoah une nouvelle fois? Alain Finkielkraut et ses invités essaient d’y répondre.

Daniel Rachline


Mémoire 2000 vous recommande la 9e édition du Festival international du cinéma iranien en exil dont le thème est “Contre le fascisme”

17 mars 2011

L’Association Art En Exil est la voix d’une culture humaniste, pluraliste et citoyenne, détachée de toute appartenance politique organise son 9e festival du 31mars  au 3 AVRIL 2011 au cinéma La Clef (centre culturel) – 21 rue de la clef, 75005 Paris M° Censier Daubenton (ligne 7)

 

L’Association Art En Exil est la voix d’une culture humaniste, pluraliste et citoyenne, détachée de toute appartenance politique.

Le 9ème Festival International du Cinéma iranien en exil, sous la direction artistique de Djavad DADSETAN, revient sur les devants de la scène, avec l’envie toujours intacte de faire découvrir au public le travail exceptionnel et souvent confidentiel de cinéastes  indépendants immigrés, qui travaillent pour la plupart dans la plus grande difficulté.

Des regards croisés sur le monde loin des circuits officiels, des regards singuliers d’une grande acuité et d’une grande liberté.

La programmation s’ouvre à nouveau à des cinéastes de toutes nationalités confondues : le cinéma Iranien en exil est largement présent, mais d’autres films viennent d’Espagne notamment, d’Allemagne, du Brésil, d’Afghanistan, du Canada …

Courts, longs, Fictions ou Documentaires, ces 67 films témoignent à leur manière des douleurs  de l’exil, des agissements des régimes totalitaires, traitent de critiques sociales et politiques, d’actualités sous différents  angles : littéraires, poétiques, symboliques ou historiques. Mais en filigrane aussi de la capacité de l’homme à refuser de s’incliner, de son combat, de sa recherche à travers la solidarité ou l’art parfois d’une émancipation, des portraits sensibles d’hommes et de femmes en lutte…

Du 31 mars au 3 Avril 20114 jours qui se déclinent en plusieurs volets :

– des films de cinéastes indépendants inédits

– des invités et 15 rencontres-débats

- une sélection de Films Primés

- des documentaires et images d’archives sur la Résistance française

- un hommage à Moslem Mansouri, fondateur du cinéma souterrain en Iran. Rétrospective de ses films en sa présence. Invité (USA)

Le festival accueillera l’exposition collective,  l’exposition à laquelle participeront peintures et photos de Sylvie Forestier et Patrick Navaï

 

 


Nous vous recommandons le film «LIBRE PARCOURS”, portrait de Maître Bernard Jouanneau, sur PLANETE JUSTICE

17 mars 2011

Maître Bernard Jouanneau

“Libre  parcours”, le portrait consacré à Maître Bernard Jouanneau, est diffusé sur la chaîne Planète Justice en mars et avril 2011.

Ce film retrace les engagements et les principaux combats judiciaires et pour les Droits de la Personne Humaine de Maître Bernard Jouanneau, Président de Mémoire 2000.

Le documentaire, d’une durée de 55 minutes, a été réalisé par Jacques Cortal et produit par Thelma Production.

Diffusion :
Le mardi 15 mars 2011 à 20h40
Le jeudi 17 mars 2011 à 2h35
Le vendredi 18 mars 2011 à 15h34
Le dimanche 20 mars 2011 à 16h07
Le jeudi 24 mars 2011 à 15h25
Le mardi 05 avril 2011 à 15h25
Le lundi 11 avril 2011 à 15h25


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