Journal d’Avril 2012 : compte-rendu de notre séance du 16 février 2012 sur le film “Lucie Aubrac”

18 avril 2012

Lucie et Raymond Aubrac

Obligés “au pied levé” de remplacer le film Blanche et Marie qui avait été choisi pour illustrer le thème “les femmes dans la Résistance”, la pellicule étant défectueuse, nous avons projeté le beau film de Claude Berri consacré à Lucie Aubrac.

En préambule, nous avons Françoise Flieder et moi, désignées comme animatrices de la séance, donné quelques explications sur le rôle des femmes dans les mouvements de résistance.

Il faut reconnaître qu’elles ne représentaient que 10 à 20% des effectifs luttant en France contre l’ennemi. Pourquoi ce nombre relativement faible qui pourrait étonner les élèves d’aujourd’hui ? Le rôle de la femme à cette époque était très différent de celui qu’elles jouent de nos jours.

Elles étaient peu nombreuses, certes, mais très actives. Combien d’entre elles ont transporté des courriers compromettants, des tracts, parfois des armes, souvent à bicyclette et combien d’entre elles ont été arrêtées, torturées, assassinées ou déportées.

C’est d’ailleurs une des premières questions posées par les élèves : “qui étaient ces femmes de l’ombre ?”

Parmi les autres questions, on relève : “qu’est devenu Barbie après la guerre ?”, “comment Lucie Aubrac a-t-elle pu pénétrer par deux fois dans les locaux de la Gestapo et y rencontrer certains de ses chefs”, “que sont devenus les résistants qui avaient aidé Lucie à libérer son mari?”, et aussi une question posée par un professeur, “comment se fait-il que René Hardy n’ait pas été condamné à l’issue des deux procès qui lui ont été intentés après la guerre ?”, un autre élève pose une dernière question : “comment pouvait-on reconnaître les juifs parmi ceux qui étaient arrêtés ?”…

J’espère qu’ils retiendront de ce film le courage incarné par l’une des héroïnes de la Résistance, qui n’a pas cessé ensuite de témoigner auprès de centaines de jeunes lycéens et collégiens.

Mais il n’y avait pas que des héroïnes…Il y avait aussi ces femmes de l’ombre, à l’instar de ce professeur d’anglais qui devant les yeux ébahis des élèves de 6ème(j’en étais…), lors du premier cours de l’année, voulant leur montrer comment on écrit la lettre W dans cette langue, a pris sa craie et a écrit “Winston” sur le tableau noir.  J’ai appris bien plus tard qu’elle et sa sœur étaient mortes en déportation pour faits de résistance…

C’était à Lyon en 1942…

Claudine Hanau

 

 


Journal d’Avril 2012: compte-rendu de la séance du 15 mars 2012 “L’honneur d’un capitaine” de Pierre Schoendoerffer

18 avril 2012

Un hommage à

Pierre Schoendoerffer (1928-2012), romancier et réalisateur français

, mort à l’âge de 83 ans, la veille du jour de notre projection : L’honneur d’un capitaine, c’est ainsi qu’a commencé cette séance jeudi 15 mars 2012. Un film chargé d’émotion surtout pour nos témoins qui se sont retrouvés plongés 50 ans en arrière avec  toutes les blessures qu’ils pensaient cicatrisées mais encore intactes.

Emotion également pour les élèves qui avaient du mal à comprendre comment les “appelés du contingent” s’étaient laissés embarquer dans une guerre aussi terrible qu’incompréhensible. Après un bref rappel de la conquête de l’Algérie en 1830 par les français, Guy Zerhat exprime ô combien cette guerre  aurait dû être évitée, il cite Camus “Voyage en Kabylie” : ce peuple crève de faim, ils mangent des racines, si ça continue, ils se révolteront. Ils se sont révoltés en effet!

Elèves et professeurs avaient beaucoup de questions sur la torture :

—Que saviez-vous sur la torture?

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Journal d’Avril 2012: une visite au mémorial de Caen

18 avril 2012

Voyage de Mémoire 2000 avec des élèves de terminale en février 2012

Près de 200 élèves de terminale ont visité, le 3 février dernier, le superbe Mémorial sous l’égide de Mémoire 2000. Une journée très fructueuse dans ce musée, peut-être un peu trop riche. La très grande quantité de documents présentés multiplie les salles, ce qui rend la visite un peu confuse. La partie consacrée à l’après-guerre mériterait à elle seule, un musée. Une visite indispensable, cependant!

C’est au cœur de l’hiver que toute une promotion de première se rend dans ce haut lieu de la Mémoire. Le temps est beau et le froid sec, ce qui confère une dimension supplémentaire à la solennité de cet endroit qui nous accueille avec une inscription qui rappelle la douleur de la guerre mais aussi l’espoir et le courage de ceux qui se sont battus ou sont morts pour la liberté. Les élèves déambulent dans cet immense hall d’entrée qui donne le ton à ce conflit apocalyptique qui a endeuillé une nouvelle fois le siècle.

Albert, élève de première scientifique, nous livre ses impressions à l’issue de la visite qui dure la journée. “J’ai passé une journée émouvante au Mémorial de Caen qui m’a permis de redécouvrir et de mieux comprendre les conflits qui ont marqué le XXe siècle. De la Première Guerre mondiale à la chute de l’URSS, ce musée nous retrace l’intégralité du siècle le plus marquant de l’histoire. En plus d’être enrichissante, ce fut également une sortie bouleversante : j’ai été bouleversé par les films très courts dédiés aux témoignages d’habitants ayant assisté à l’exécution de Juifs par exemple : ils étaient tout simplement poignants ! Bref, en d’autres termes, ce musée est tout simplement incontournable et j’y retournerais volontiers!”

 Mémoire 2000


Visite à Izieu et au CHRD de Lyon, les 5-6 mai 2009

18 avril 2012

Les 5 et 6 mai 2009, Mémoire 2000 a amené une classe du lycée Condorcet à la Maison des Enfants d’Izieu et au Centre d’histoire sur la résistance et la déportation de Lyon.


Un grand merci à Pierre-Jérôme Biscarat et à toute l’équipe du Mémorial qui font un travail remarquable : ils reçoivent plus de 16 000 jeunes visiteurs par an.

A lire le livre de P.J. Biscarat Dans la tourmente de la Shoah – Les enfants d’Izieu (Michel Lafon) :

1943. Des enfants juifs, venus de toute l’Europe, trouvent refuge dans une colonie à Izieu, un petit village sur les contreforts du Jura, à quatre-vingt-dix kilomètres de Lyon. L’année suivante, le 6 avril 1944, quarante-quatre enfants et leurs sept éducateurs sont arrêtés par la Gestapo locale, sur ordre du SS-Obersturmführer Klaus Barbie. Le 13 avril, ils sont déportés à Auschwitz. Aucun des enfants ne reviendra. Ils sont gazés le 15 avril. Le plus jeune, Albert Bulka, n’avait pas encore cinq ans ; le plus âgé, Arnold Hirsch, venait tout juste de fêter ses dix-sept ans.

Voici quelques témoignages des participants à ce voyage de mémoire :

Compte-rendu des accompagnateurs Mémoire 2000 :
Joëlle Saunière
Claudine Hanau

Témoignages d’élèves :
Eugénie
Hugues
Lauriane
Léonore
Paul
Sixtine
Extraits de divers autres élèves

Sites pertinents :
Lycée Condorcet
Maison des Enfants d’Izieu
CHRD

Photos:


Séance du 12 novembre 2009 : Les Citronniers

18 avril 2012

Travaux d’élèves

Séance du jeudi 12 novembre 2009
Les Citronniers
Réalisé par Eran Riklis

C’est toute l’histoire du conflit du Moyen-Orient qui s’inscrit en filigrane dans Les Citronniers, le très beau film du réalisateur israélien Eran Riklis.

Une veuve palestinienne vit en Cisjordanie, juste à la limite de la frontière avec Israël, de l’exploitation de la culture des citronniers que lui ont laissé ses parents, avec l’aide d’un vieux jardinier arabe qui la considère comme sa fille.

De l’autre côté de la frontière, vient s’installer le ministre israélien de la Défense avec sa famille, et tout va changer, car il craint que des terroristes ne se cachent parmi les citronniers qu’il veut donc faire abattre.

Sa femme qui apprend le sort réservé à sa voisine est horrifiée. La veuve se rebelle et avec l’aide d’un jeune avocat (qui tombe amoureux d’elle) décide d’aller devant la Cour suprême pour demander que justice soit faite.

Malheureusement les arguments du ministre israélien sont les plus forts . Le jeune avocat se fiance, les citronniers seront tous arrachés et la femme du ministre, écoeurée par le sort réservé à la Palestinienne, repart vers Tel-Aviv.

Nous avons eu la chance d’avoir comme débatteur Monsieur David Chemla, président des Amis de la Paix Maintenant en France, qui non seulement connaît parfaitement Israël et les conflits qui s’y rattachent mais en revient tout dernièrement, ce qui a beaucoup intéressé nos spectateurs qui venaient de différents milieux, comme à l’accoutumée.

Suite à cette projection, nous avons reçu quelques textes rédigés par les élèves de la classe de 3ème A collège Pierre de Ronsard (Paris 17ème), que nous avons le plaisir de reproduire ici. Le thème proposé par leur professeur était le suivant : Salma et Mira se rencontrent et peuvent enfin se parler. Imaginez leur conversation.

Louise R.
Mathieu B.
Ilan A.


Journal d’Avril 2011 : compte-rendu de la séance du film “Marga” de Ludi Boeken

5 avril 2011

MARGA

Séance du 3 Février 2011

Thème : Les Justes

Débatteur : Ludi Boeken.

“J’ai voulu faire Marga pour montrer qu’il peut exister une once d’humanité au sein de l’enfer” Ludi Boeken.

Film remarquable, débatteur hors du commun, tels ont été les commentaires des professeurs et des élèves qui assistaient à la projection de Marga suivi d’un  débat animé par le réalisateur, Ludi Boeken.

Ce film, merveilleuse adaptation du livre de Marga Spiegel publié en 1965 sous le titre “Retter in der Nacht” (Sauveurs dans la nuit) est un hommage rendu aux familles des fermiers allemands, qui ont eu le courage de cacher pendant toute la guerre leurs compatriotes juifs.

Ce récit authentique, montre que si on voulait, on pouvait. Il jette une terrible culpabilité sur la majorité des Allemands qui est restée silencieuse et passive en laissant faire des crimes abominables.

Pourquoi avoir réalisé ce film fut la première question posée par un élève qui permit à Ludi Boeken, de nous raconter avec beaucoup d’humour, de passion et moult anecdotes truculentes la réalisation du film. Impressionné par le livre que Marga avait écrit sur son histoire pendant la guerre, un producteur allemand lui a demandé s’il accepterait de faire un film car il était impossible de trouver un réalisateur allemand, les jeunes étant encore obnubilés par le passé nazi de leur pays qu’ils voulaient effacer à tout prix. Il fallait donc un regard extérieur. Le film a eu un très grand succès en Allemagne ainsi qu’en Israël.

Pourquoi cette famille juive persécutée est-elle restée dans une Allemagne nazie au lieu de fuir, a demandé un professeur? Menne Spiegel, comme tous les juifs Allemands était extrêmement attaché à l’Allemagne, à sa langue, ses coutumes et sa culture; de plus, en tant qu’ancien combattant de la guerre de 14-18 et décoré de la Croix-de-Fer, il pensait être épargné par la chasse aux juifs. C’est pour toutes ces raisons qu’il refusa de partir en Palestine comme le souhaitait Marga.

Marga et sa fille Karin ont été cachées pendant trois ans chez des fermiers, les Aschoff, tandis que Menne est resté terré dans le grenier d’un autre paysan. L’hostilité, au début, de certains membres de la famille Aschoff, intrigue un élève.

Le débatteur lui explique que lorsque Heinrich Aschoff décide seul et sans en avertir sa famille de cacher au péril de leur vie Marga et Karin, sa femme Anni et sa fille se sont violemment rebellées. Tous les Aschoff étaient de farouches adeptes du nazisme: le fils, soldat de la Wehrmacht, fut tué sur le front russe et la fille était un membre actif et convaincu de la jeunesse hitlérienne. Cependant, au fur et à mesure que le temps a passé et que le sort des juifs devenait de plus en plus dramatique, le comportement d’Anni et de sa fille s’est progressivement modifié jusqu’à devenir tout à fait amical et chaleureux. Cette attitude était d’autant plus louable, qu’à cette époque, à la différence des pays occupés, aucun Allemand ne pensait que la chute de Hitler puisse arriver. Lorsqu’ils cachaient des juifs, c’était donc, dans leur esprit, pour la vie et sans possibilité de retour.

A la question suivante concernant l’attitude étrange de Menne à la libération, Ludi Boeken répond que Menne a été traumatisé par les trois années qu’il a passées caché dans un grenier sans jamais sortir. A sa libération, il fit une grave dépression. Le réalisateur a voulu accentuer cet aspect afin de symboliser, à travers ce personnage, les effets néfastes des traitements subis par toutes les victimes déportées ou non, les otages les prisonniers…  il a insisté sur le traumatisme de toutes ces personnes qui ont perdu leur identité et qui ressentent toujours un sentiment de culpabilité pour avoir survécu alors que tous les autres sont morts.

Quelles ont été les relations de Marga avec les Aschoff et particulièrement avec Anni après la guerre? Marga et Menne sont restés vivre en Allemagne à Ahlen et les Aschoff sont devenus leur vraie famille; il s’est créé des rapports extrêmement forts entre les deux femmes. Karin est partie s’installer aux Etats-Unis où elle a travaillé comme traductrice à l’ONU et a fondé un foyer.

Les noms de tous les membres de la famille Aschoff, ainsi que ceux des autres fermiers allemands qui ont sauvé les Spiegel, sont immortalisés comme “Justes parmi les nations” sur le mur d’honneur du Mémorial de Yad Vashem à Jérusalem.

Françoise Flieder


Journal de Janvier 2011 : témoignage d’un élève sur la séance du film “Promesses”

26 janvier 2011

Pour rendre compte de cette séance, il nous  a paru impératif de donner la parole  à Mehdi Hassouni, un des élèves présents  de Terminale du Lycée Saint-Dominique.

“Promesses” est un film unique en son  genre, de par le fait que le message de paix  qu’il prône a pour base les paroles d’enfants  palestiniens et israéliens, qui vivent le  conflit au quotidien.

Ces enfants ont une vision étonnamment  claire de la guerre, ou du moins des divisions sociales, tensions et souffrances humaines qu’elle engendre. De leur point de vue, la société, auparavant unie par la paix entre Musulmans, Chrétiens et Juifs locaux, apparaît divisée en deux camps : les Palestiniens et les Israéliens. Dans chacun des camps, certains aspirent à la paix, d’autres veulent l’éradication du camps adverse.

Aussi, malgré le fait qu’ils ne vivent qu’à quelques kilomètres les uns des autres, les protagonistes de ce film sont pourtant séparés par deux “murs”: le premier “mur” est celui de la guerre (barrages mis en place par l’armée israélienne) et le second est celui de leur appartenance sociale : (Arabes/Hébreux, Palestiniens/Israéliens, Musulmans/Juifs).

A travers leur discours, on voit très bien qu’ils ont d’ores et déjà reçu bien des préjugés quant à la société de l’autre côté des murs, des préjugés issus de leurs familles, ces préjugés auxquels on peut parfois adhérer sans réfléchir, en écoutant une discussion politique lors d’un repas de famille, laissant ainsi les sentiments l’emporter sur la raison. De plus, ils justifient leur droit de propriété sur le sol de la Palestine (et notament sur Jérusalem) grâce aux interprétations qu’ils ont de la Torah et du Coran.

Mais on dit bien que “la vérité sort de la bouche des enfants”. Alors, si certains de ces enfants croient en la paix israélo-palestinienne, peut-être est-elle vraiment possible. Cette croyance s’est vue partagée par les élèves du lycée Saint-Dominique à la sortie du débat sur ce conflit. Ce qui est encore plus apprécié est le fait que même les citoyens de pays bien loin du Proche-orient œuvrent à la résolution pacifique de ce conflit qui n’aura que trop duré. En tout cas, cette paix aujourd’hui demeure un idéal, non un fait, et le seul espoir que ces deux peuples puissent cohabiter pacifiquement, sur une même parcelle de terre, réside dans l’éventualité que les enfants apprennent à se connaître, se défaisant ainsi des préjugés que leur ont inculqués leurs prédécesseurs sur le camp adverse. Egalement, il faudra rendre justice à tous ces crimes de guerre commis lors de ce conflit avant de pouvoir entamer toute négociation pour la paix, car l’Homme a trop d’amour propre et, ne sachant souvent pas pardonner, il crie “justice” avant de penser “paix”.

Mehdi Hassouni

 

 


Programme 2010-2011: “Welcome”

14 octobre 2010

Séance du mardi 7 décembre 2010

Les sans papiers

Welcome

Date de sortie : 2008

Réalisateur : Philippe Lioret

Débatteur : Philippe Lioret

Durée : 1h50

Afin de se valoriser auprès de son épouse, un maître nageur de Calais prend le risque d’aider en secret un jeune homme kurde qui désire traverser la Manche à la nage pour retrouver son amie en Grande-Bretagne…


Programme 2010-2011 : “Nuit noire, 17 octobre 1961″

14 octobre 2010

Séance du mardi 9 novembre 2010

La guerre d’Algérie

Nuit noire, 17 octobre 1961

Date de sortie : 2005

Réalisateur : Alain Tasma

Débatteur : Alain Tasma

Durée : 1h48

 

Août 1961, le conflit algérien touche à sa fin. La police décrète le couvre-feu pour les Algériens de France. Le 17 octobre a lieu à Paris, une manifestation qui se veut pacifique contre le couvre-feu. Elle est sévèrement réprimée. Au petit matin de nombreux cadavres sont repêchés dans la Seine. Malgré de très nombreuses protestations venant de tous les bords, le gouvernement de l’époque a essayé d’étouffer l’affaire…


Témoignage du dernier déporté homosexuel connu

23 septembre 2010

Le 25 septembre 2010 est dévoilé eau camp de Natzweiler-Struthof une plaque honorant les déportés pour motif d’homosexualité. À 97 ans, Rudolf Brazda serait le seul survivant de la déportation homosexuelle et il évoque, dans un long entretien vidéo à Yagg, ses années de détention au camp de Buchenwald. Son témoignage, précis et bouleversant, il l’avait d’abord livré à partir de 2008 à Jean-Luc Schwab, de l’association Les « Oublié(e)s » de la Mémoire, qui en a tiré un livre rigoureux et documenté, Itinéraire d’un Triangle rose.

CONDAMNÉ DEUX FOIS POUR HOMOSEXUALITÉ
Fils d’émigrés tchèques en Allemagne, Rudolf Brazda a tout juste 20 ans quand Hitler accède au pouvoir. Rudolf vit ouvertement son homosexualité et très vite, il subit la répression, liée au durcissement de la loi criminalisant les actes homosexuels, le fameux Paragraphe 175.

En avril 1937, alors qu’il vit à Leipzig, Rudolf est arrêté une première fois au titre du Paragraphe 175 et condamné à six mois de prison ferme. Exilé dans les Sudètes, devenu territoire allemand, Rudolf est à nouveau condamné en 1941, et une fois la peine purgée et en raison de son homosexualité, déporté au camp de concentration de Buchenwald, où il arrive le 8 août 1942. Il porte le matricule 7952 et on l’affuble d’un triangle rose.

Les conditions de détention sont extrêmement difficiles dans ce camp situé en territoire allemand et où seront d’abord enfermés des prisonniers allemands puis, lorsque la guerre éclate, ceux en provenance des pays occupés. Bien que Buchenwald n’ait pas été un camp d’extermination, le nombre de morts y est très élevé puisqu’on estime que plus de 56000 prisonniers (sur les 238000 qui y furent incarcérés) sont décédés dans le camp, soit exécutés, soit par épuisement ou maladie.

Lire la suite sur Yagg ICI.


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